Financement : Les promesses des banques aux PME
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Financement : Les promesses des banques aux PME

Répondre en 15 jours, motiver les refus, ne pas se focaliser uniquement sur les bilans 2009:les banques régionales promettent de faire évoluer leurs pratiques pour mieux accompagner les PME.

S'adapter aux nouvelles conditions de marché pour mieux répondre aux besoins de financement des PME face à la crise. C'est en substance la promesse printanière des banques régionales formulée par le comité des banques des Pays de la Loire et l'association Nantes atlantique place financière (NAPF). Une réaction que certains chefs d'entreprise ayant connu quelques mésaventures avec leur partenaire bancaire (lire notre édition d'avril) jugeront sans doute tardive mais qui a le mérite de remettre à plat les rapports entre deux univers qui ne peuvent se passer l'un de l'autre. En premier lieu, les banques s'engagent à répondre aux sollicitations des entreprises en 15 jours maximum, «à condition que le dossier transmis par l'entreprise soit complet», indique Michel Guignard, vice-président du comité régional des banques. Ensuite, les banques régionales promettent d'expliquer chaque refus et de pratiquer un double regard: «Dans une période assez exceptionnelle, il faut avoir les nerfs solides. Nous avons beaucoup de jeunes chargés d'affaires dans notre profession. L'idée est que l'échelon supérieur supervise toute demande de crédit refusée», poursuit Michel Guignard.




Comment va réagir votre banquier devant vos résultats dégradés?

Enfin, et c'est essentiel, les banquiers assurent qu'ils n'arrêteront pas leurs décisions en se basant sur les bilans 2009, dégradés pour de très nombreuses entreprises. «Ce n'est pas en se focalisant sur les comptes 2009 que l'on va résoudre 2010. Les banquiers sont prêts à aider les entreprises. Pour cela, ils ont besoin d'informationssupplémentaires», explique Gérard Estival, président de NAPF. Concrètement, au chef d'entreprise de présenter un commentaire écrit par lui-même ou par son expert-comptable sur le bilan de l'exercice écoulé ainsi que des éléments sur l'exercice en cours (carnet de commandes, plan de trésorerie à trois mois, plan de financement, analyse du point mort,etc.). Ces informations sur le présent et l'avenir à court terme de l'entreprise doivent lui permettre de mieux rendre compte de la réalité de son affaire auprès de son banquier. De son côté, celui-ci promet de se montrer compréhensif par rapport aux résultats 2009. Dans les périodes d'euphorie, «les banques étaient moins curieuses sur ce niveau d'information. Aujourd'hui ces éléments sont essentiels pour que l'on puisse continuer à accompagner dans de bonnes conditions les entreprises», conclut Michel Guignard.




NAPF.: 02.40.44.60.20.

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