Financement : «Les banques ne nous faisaient pas confiance»
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Financement : «Les banques ne nous faisaient pas confiance»

Lancement d'une nouvelle version de son logiciel phare, développement de sa branche agence, signature de contrats nationaux... Vincent Le Gouallec, l'un des dirigeants de la webagency Vigicorp, foisonne aujourd'hui de projets. Mais les débuts ont été laborieux.

En 2007, Vincent Le Gouallec souhaite lancer sa société avec Ronan Giron, son associé, alors qu'ils sont encore étudiants. «Nous n'avons pas trouvé de financement, résume le premier. Les banques ne nous faisaient pas confiance car nous étions issus d'un milieu modeste et nous n'avions aucune caution.»




«Pas de réseau»

Et de poursuivre : «nous avons fait des démarches pour des prêts d'honneur mais il fallait toujours que la banque accepte de nous avancer au moins 10.000 euros. Et pour qu'elle engage cette somme, il lui fallait une caution. En plus, nous n'avions pas de réseau.» Un cercle vicieux bien connu des porteurs de projets qui ne disposent pas de capitaux personnels ou ne peuvent recourir à la love money. Pour Vincent Le Gouallec et son associé, la situation se débloque grâce à une société, Etude Immobilière... et grâce à une vieille passion pour les jeux vidéo. «À 15 ans, on a lancé un site internet dédié à un jeu, explique Vincent Le Gouallec. C'était notre premier succès qui nous a fait connaître dans le milieu. Quand nous avons commencé à travailler sur Iswigo, notre logiciel phare, nous avons été contactés par Etude immobilière, une agence très portée sur internet, notamment pour les annonces de vente de logements. Ils nous ont encouragés à développer le produit et nous ont fait confiance.» Le 24 décembre 2007, Vincent Le Gouallec signe un contrat de plusieurs dizaines de milliers d'euros avec cette société. «On s'en souvient encore ! s'exclame-t-il, des éclats de rire dans la voix. Nous n'avions même pas de bureau et un capital de 1.000 euros à peine !» Aujourd'hui, Vincent Le Gouallec et Ronan Giron dirigent quinze salariés, depuis leurs propres locaux, et 100% de leurs clients leur sont restés fidèles.»

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