FFB : Thierry Maho remonte sur le ring
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FFB : Thierry Maho remonte sur le ring

Dans un environnement chahuté, la FFB 56 a choisi de renouveler sa confiance à son président actuel, Thierry Maho. Reste que les marges des entreprises continuent de souffrir.

Le bâtiment a pris des coups l'an dernier: 1.200 salariés en moins rien que pour le Morbihan. Mais cela n'empêche pas Thierry Maho de relever le gant. Il a ainsi été réélu à l'unanimité président de la Fédération française du Morbihan, pour trois ans, lors de l'assemblée générale qui s'est déroulée le 30juin à Plouharnel près de Carnac. «Nous pensons avoir atteint le point le plus bas», souligne Thierry Maho. «Il y a des signes qui indiquent que la demande redémarre, comme l'augmentation du nombre de permis de construire.»




Prix en baisse de 30%

Sur le logement, au plan national, celles-ci avaient progressé de plus de 25% sur les trois derniers mois par rapport à il y a un an.





Néanmoins, l'évolution du marché est inquiétante, avec des prix en baisse «de 20 à 30% par rapport à 2008. Les entreprises vivent sur leurs réserves, face à des offres anormalement basses » selon Thierry Maho, qui estime que le pays va aller vers une période de rigueur puisque «la dette atteint 80% du PIB alors que c'est plutôt 60% qui sont préconisés selon les critères de Maastricht. Les 20% manquants devront bien être récupérés d'une manière ou d'une autre. Des mesures seront prises sur le logement social, qui vont nous impacter.»




Meutes de majors

Un point qui ne relève pas du détail. Le logement représente 60 à 65% de l'activité bâtiment. Et Didier Ridoret, qui devait créer l'événement en clôture de l'AG de la FFB 56 et dont l'absence fut remarquée, avait un bon mot d'excuse: le président national de la FFB signait en effet au Ministère de l'économie et des finances une convention sur les délais de paiement visant à faire respecter les délais clients. «Nos entreprises sont toujours confrontées à une réduction des délais de paiement qui s'accélère côté fournisseurs alors que, dans le même temps, nos délais clients restent les mêmes, voire s'allongent», soulignait Georges Rigaud, président du Conseil des régions à la FFB. Les trésoreries souffrent. Et quand les entreprises nationales viennent chasser en meutes sur les territoires des PME, l'effet disette s'accroît. «Ce n'est pas le cas sur notre département», nuançait Pierre Moins, secrétaire général de la FFB, «même si Sogea ou Eiffage sont implantées localement. Cela représente peut-être un coup de temps en temps sur un dossier. Mais elles ne sont pas sur les mêmes marchés que nos PME locales et familiales. Et puis, le prix relève surtout de la responsabilité des acheteurs...»

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