180 emplacements au sec pour les bateaux de plaisance, c'est la capacité du nouveau port à sec de Fécamp, le premier du genre en Seine-Maritime (avant Dieppe qui devrait voir le jour d'ici quelques mois). Avec 130 places déjà réservées, les plaisanciers fécampois (60% des bateaux) trouvent ainsi une solution alternative aux places de bassins qui ne permettaient plus la création d'emplacements supplémentaires. Installé sur les rives du bassin mi-marée du port de Fécamp, dans le prolongement du quai de la Marne, permet d'accueillir des bateaux d'une longueur maximale de 7,50m (jusqu'à 3 tonnes) à l'intérieur de casses de 3mx3m. 20% moins cher que l'avant-port, le port à sec permet de sortir par tous les temps (pas d'écluse), explique Sébastien Beaufils, responsable des services portuaires à la CCI de Fécamp-Bolbec: «Deux personnes sont nécessaires à la manutention des bateaux avec des renforts saisonniers. Sur simple appel téléphonique, le plaisancier peut demander la mise à l'eau de son bateau et avec cette formule, les propriétaires bénéficient de frais d'entretien réduits grâce à la mise au sec de son bateau (pas d'antifouling, anodes et défenses protégées, pas de frais d'amarres,etc.)».
1,3M€
Moins coûteux qu'une extension des bassins existants, le projet s'élève tout de même à 1,3M€ pris en charge par la CCI à hauteur de 1.180.000€ et pour 120.000€ par le département de Seine-Maritime. Un port à sec qui doit permettre de maintenir les plaisanciers à Fécamp et d'en attirer d'autres en augmentant la capacité du port mais aussi d'apporter une activité supplémentaire aux professionnels du nautisme, aux commerçants et professionnels du tourisme.
Reprise de la criée Autre bonne nouvelle pour le port de Fécamp, la reprise des ventes à la criée depuis le 7février. La reprise de la criée en novembre dernier par Yvon Neveu, patron pêcheur à Fécamp depuis 1980, et ses associés Thierry Rochette et Éric Basille, a permis de sauvegarder plusieurs emplois et fait redémarrer les enchères publiques. Un vent d'espoir souffle à nouveau à Fécamp pour les pêcheurs. Yvon Neveu se veut optimiste: «On espère avoir le plus de bateaux possible. Avant la reprise, la criée c'était environ 15 bateaux, alors que le potentiel se situe entre 20 et 30, avec des bateaux que l'on va tenter de reprendre auHavre». Le nouveau patron veut aussi faire redémarrer l'outil informatique qui relie Fécamp à Dieppe: «Pour développer notre potentiel d'achat» et mettre en place une «meilleure organisation». Les espèces sont à 40% de la coquille Saint-Jacques et le reste constitué de soles, turbots, barbus ou macros. Un redémarrage des activités du port de Fécamp peut-être bientôt complété par la venue espérée par la Chambre de commerce et la mairie, d'un constructeur de bateaux d'envergure nationale. À suivre...
S.C
Ouverture du premier port à sec de Seine-Maritime, reprise de l'activité de la criée, Fécamp se dote de nouveaux outils pour redynamiser ses activités portuaires.