Selon plusieurs études, la fonction la plus externalisée est la paie, devant le recrutement et la formation. Le directeur identifie souvent quatre objectifs majeurs justifiant cette opération. Un: se recentrer sur son coeur d'activité. Deux: réduire les coûts. Trois: améliorer la performance. Quatre: définir une meilleure organisation. Mais pour parvenir à ce résultat, il convient de se préparer en amont.
Des contraintes techniques
«Sur le plan technique, nombre d'entreprises s'engage parce qu'elles ont un problème avec la paie, constate un prestataire. Et elles s'engagent en catastrophe.» Le risque est alors de passer totalement à côté des promesses d'un tel procédé. Il faut bien évidemment choisir la solution la mieux dimensionnée et prévoir un système informatique adapté. Sur le plan humain, un poste d'administrateur interne assurera la gestion des flux, des transferts de données, du suivi de la qualité de la prestation ou de la transmission des nouveaux accords ou règles de l'entreprise.
Consulter le CE ou le CCE
Avant de signer un contrat avec un prestataire, l'entreprise doit également penser à consulter les élus du personnel (comité d'entreprise ou comité central d'entreprise). Car cette décision va influer sur l'emploi et sa gestion prévisionnelle. Il s'agit d'expliquer les motivations de l'externalisation, les modalités de mise en oeuvre (calendrier et étapes) et les conséquences. Mais attention, il ne s'agit pas d'une simple réunion d'information programmée une fois que la décision est prise et le prestataire choisi! Celle-ci doit avoir une valeur consultative et se situer dans un contexte où la marche arrière est encore possible. La réversibilité doit aussi être définie contractuellement avec le prestataire. En cas de reprise en interne ou de changement de prestataire, les conditions de transfert des données doivent être stipulées.
Entre réduction des coûts, fiabilité des opérations et dépendance des prestataires: avantages et inconvénients de cette pratique.