Export : Une équipe bretonne presque au complet
# Conjoncture

Export : Une équipe bretonne presque au complet

Plus d'un an après avoir officialisé leur mariage, Ubifrance et les CCI bretonnes se sont retrouvés le mois dernier à Rennes, devant un parterre de dirigeants, pour tirer le bilan de leur action commune.

Avril2008. Les chambres de commerce, Ubifrance, Oséo ou encore Coface formalisent un accord pour ?chasser en meute? à l'international. Sous l'égide d'Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État chargée du commerce extérieur, l'Équipe de France de l'Export est née. Un an et demi plus tard, les ?Opens? de l'Équipe de France sont organisés un peu partout dans l'hexagone. Rennes est une étape parmi d'autres. C'était le mois dernier, sur le campus de Ker Lann.




Travail d'équipe

Devant un parterre d'acteurs économiques et de chefs d'entreprises, Christophe Lecourtier, directeur général d'Ubifrance, et Jean-François Le Tallec, président de la CRCI de Bretagne, vantent les mérites de leur action commune. «Le message est de dire qu'on travaille ensemble en équipe. Ça permet de stipuler qu'on a pris des engagements», souligne Jean-François Le Tallec. «C'est avec tous ces instruments (Ubifrance, CCI, Coface..., ndlr) que le concert sera réussi. S'il y a simplement une trompette, le concert sera partiellement mélodieux», ajoute Christophe Lecourtier. Et de rappeler l'exemple de nos pays voisins. «Nos concurrents allemands et italiens s'appuient sur des collectifs extrêmement puissants. C'est pour ça qu'il y a deux fois plus d'exportateurs italiens et trois fois plus d'exportateurs allemands!»





En 2009 en Bretagne, l'Équipe de France de l'Export peut se targuer d'avoir accompagné plus de 600 entreprises. C'est une hausse de 55% par rapport à 2008.




L'export, ce grand désert

L'effet crise y est sans doute pour quelque chose - quand ça va mal, l'export peut apporter de l'oxygène - «mais on y voit aussi un effet direct du jeu collectif», souligne Bruno Tessier, délégué d'Ubifrance pour l'Ouest. Stéphane Giraud, directeur export de la société Bio3G (22), confirme. «L'export, ça peut être un grand désert. On n'est pas obligé de trouver l'oasis tout de suite. Mais aujourd'hui, il y a vraiment des outils et un conseil. Il y a aussi des moyens financiers.»

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