En 2009, l'Euroairport va retomber sous la barre des 4millions de passagers. Durant les neuf premiers mois de l'année, le trafic passagers a chuté de 12% par rapport à 2008. «Cette baisse est due à la crise, mais elle reste dans la moyenne des aéroports européens de notre taille», relativise le directeur, Jürg Rami. Parmi ses priorités: le contrôle des dépenses, pour rester raisonnable dans les prix proposés, et la consolidation des trois piliers de l'EuroAirport que sont le trafic passagers, le frêt et la maintenance et conversion de l'intérieur des avions. «L'Euroairport est devenu le deuxième site mondial spécialisé dans l'aménagement intérieur d'avion», se félicite Jürg Rami. Ce pôle représente 1.500 emplois sur un total de 6.475. Le trafic frêt a connu une chute encore plus grande que celui des passagers. Sur les neuf premiers mois de l'année, il a reculé de 22% par rapport à 2008. Mais le directeur note aujourd'hui un léger rebond, suivant celui de l'économie globale. Pour cet hiver, le programme de L'Euroairport est assuré par 18 compagnies qui proposent des vols directs réguliers vers plus de 40 destinations. Parmi elles, des compagnies traditionnelles, des low-costs et des charters, servant une clientèle d'affaire, de tourisme et de tourisme ?ethnique?. Le directeur souhaite conserver cette diversité «pour ne pas dépendre d'un seul segment de marché». Afin de compenser la baisse du trafic vers Paris, l'Euroairport a redéployé son offre vers la province plus éloignée, desservant Nice, Bordeaux et Marseille. Cet hiver, les vols vers Bordeaux et Marseille ont été étoffés. Jürg Rami aimerait prochainement proposer des vols vers Nantes, Lille ou Toulouse. L'offre desservant le Maroc et la Turquie a également été étoffée. L'autre souhait (ancien celui-là!) de la direction demeure le raccordement ferroviaire de l'Euroairport. Il permettrait un accès facilité, constituerait un mode alternatif à l'usage de la voiture et consoliderait la zone de chalandise de l'aéroport.
Contact: 03.89.90.31.11 www.euroairport.com
L'aéroport de Bâle-Mulhouse est touché par la crise économique comme tous les aéroports européens, mais il possède un plan de bataille.