Jean-Pierre Désormeaux Président de la CCIR
Quel a été votre parcours consulaire jusqu'à la CCIR? J'ai démarré en 1991 comme simple membre de la CCI de l'Eure. J'en suis devenu le trésorier en 1997 puis, président de 2001 au 10janvier 2011. Je n'ai pas souhaité me représenter pour favoriser le changement, sans pour autant m'intéresser immédiatement à l'élection régionale. Ce sont les circonstances qui m'y ont amené, il n'y a pas de plan. À la base de mon engagement, il y a la volonté d'agir et de participer à une oeuvre collective. Ce que je veux apporter, c'est un certain sens des valeurs et du service, l'engagement, le respect de la parole, le souci du collectif et, élément essentiel pour moi, la confiance.
Pourquoi avoir brigué cette présidence? Est-ce un constat d'échec de la précédente mandature? Il n'y a pas de constat d'échec du prédécesseur. J'ai de l'estime pour Christian Hérail et je reconnais l'action faite en coopération depuis dix ans. On n'est pas sur une logique de problème de bilan. La chambre régionale aborde une nouvelle
ère avec le changement du mode de fonctionnement du réseau consulaire: cela fait de la chambre régionale le pivot du réseau avec la détermination de l'action collective, de la définition de la stratégie d'appui aux entreprises et de la définition des moyens. C'est aussi le pivot des finances, le support juridique et l'employeur de l'ensemble des personnels au 1erjanvier 2013. Dans cette transition, j'ai pensé que je pouvais être utile.
Quel
s sont vos projets pour cette nouvelle CCIR? Pas de centralisation de principe! Le contact avec les entreprises restera du ressort principal des chambres territoriales, pour la proximité, même si des compétences peuvent être mutualisées. Sur l'aspect de l'organisation, nous prévoyons d'avancer volontairement sur le rapprochement des CCIT, via le schéma régional des cartes consulaires qui prévoit une organisation des moyens autour de trois pôles territoriaux: l'un qui rapproche Fécamp et LeHavre, un autre Dieppe, Elbeuf et Rouen et un pôle lié au territoire de l'Eure. Nous allons aussi examiner la possibilité d'un rapprochement des chambres régionales de Haute et Basse Normandie. Il faut avancer avec des objectifs, de manière déterminéeet éviter les réflexes trop locaux. Arriver à porter le niveau de réflexion à un niveau régional, en prenant en compte région et territoire. Ce que nous souhaitons, c'est un travail en toute clarté et dans le respect, même lorsqu'on n'est pas d'accord.
Entretien Sébastien Colle
- TROIS QUESTIONS À