Le pôle alsacien de l'entrepreneuriat Etena est né. Piloté par l'incubateur alsacien Semia depuis un an, le dossier a été retenu par le gouvernement dans le cadre de son appel à projet national sur la sensibilisation des étudiants aux carrières «entrepreneuriales». Pas d'ambiguïté sur l'objet même de ce réseau: il doit emmener, tous les ans, plus de jeunes vers des projets de création ou de reprise d'entreprises. «Notre réseau est totalement mobilisé dans cette optique», témoigne Jean-Luc Dimarcq, directeur du Semia. Autour de lui, il réunit les universités et écoles d'ingénieurs alsaciennes et les spécialistes de la chaîne de l'innovation dont il fait partie. Il s'est également garanti le concours de personnalités en prise directe avec la problématique de l'entreprise en nouant des partenariats avec le Centre des jeunes dirigeants, le Medef et Team Entrepreneur Alsace.
50.000, 5.000, 500, 50
L'objectif régional a été très ?marketé?: tous les ans, les 50.000 étudiants alsaciens doivent être sensibilisés à cet enjeu. Parmi eux, 5.000 doivent être diplômés avec une Unité d'étude (UE) concernant l'entrepreneuriat. Desquels 500 feront l'objet d'un suivi plus poussé - ceux qui font part de projets précis- dans le cadre d'un plan de formation/action. Enfin, 50 projets de création ou de reprise doivent émerger. Soit environ 5 fois plus que ce que l'on observe actuellement dans la région, et c'est un minimum. Mais il s'agit là d'une vitesse de croisière qui ne devrait pas être atteinte avant 2013. Le temps de mettre en place les outils, de faire évoluer les formations en lien avec les universités, de créer un incubateur spécifique... En un mot, de roder ce nouveau réseau. «Nous allons impliquer les cercles d'entreprises alsaciens à travers des conférences, susciter des rencontres. Ces cercles sont nombreux dans la région, c'est une force pour nos jeunesqui peuvent s'appuyer dessus», ajoute Catherine Ledig, directrice de L'Adec, qui participe au projet. Etena, Étudiants entreprenants en Alsace, devrait rester une structure informelle dont l'objectif final reste de ?densifier le tissu d'entrepreneurs? dans la région. Sa labellisation au niveau national, aux côtés de 19 autres projets, permettra à ce réseau de bénéficier de fonds publics pour financer ses projets, dont le coût a été évalué à 1,5million d'euros sur trois ans.