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Eolien flottant : levée de fonds en vue pour Eolink
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Eolien flottant : levée de fonds en vue pour Eolink

Après avoir validé son concept d’éolienne flottante dans le bassin d'essais d'Ifremer, le brestois Marc Guyot, fondateur de société Eolink, recherche désormais des fonds.

— Photo : Sébastien Colle

«Jusqu’à présent les éoliennes flottantes étaient fixées en haut d’un mât unique et étroit pour que l’hélice puisse s’orienter face au vent », entame Marc Guyot, qui a créé Eolink l’année dernière au technopôle Brest-Iroise, après être passé par France Energies Marines. «Ici, on se différencie en emprisonnant l’hélice entre quatre bras, deux devant et deux derrière, l’ensemble reposant sur une base flottante qui tourne autour d’une bouée ancrée par le fond».

«Plus rigide et plus légère»

«Cette solution est beaucoup plus rigide et plus légère que ce qui a pu être développé jusqu’à présent, ce qui permet d’économiser de l’acier ou du béton, et donc de réduire les coûts. Cette architecture permet par ailleurs d’augmenter facilement la taille des éoliennes à coûts réduits», poursuit celui qui a déposé le brevet de son concept en 2013.

Un concept qu’il vient de valider lors d’une campagne de test concluants dans le bassin d’essais d’Ifremer, en partenariat avec France Energies Marines.

«Notre éolienne a montré qu’elle pouvait résister aux tempêtes les plus fortes sans tirer outre-mesure sur les ancres, et qu’elle s’orientait face au vent même dans les cas les plus défavorables, c’est à dire lorsque la houle et le vent sont désalignés de 90º», se félicite l’entrepreneur qui a mené ces tests sur un modèle au cinquantième.

«Plus de 25% de coût de production électrique en moins»

Mais à terme, c’est sur des engins dotés d’un rotor de 200m de diamètre et dont la nacelle s’élèvera à 120 mètres au dessus du niveau de la mer que table le brestois. Puissance attendue : le l’ordre de 12MW, pour une commercialisation en série aux alentours de 4M€ par mégawatt, soit des machines à environ 40M€ pièce. «La réduction du coût de production électrique attendue est supérieure à 25% par rapport à nos concurrents», argumente Marc Guyot, qui a d’ores et déjà investi 208.000€ dans le projet.

Entre 600.000€ et 1M€ pour poursuivre l’aventure

Prochaine étape : trouver des financements pour continuer les tests sur une maquette au dixième à l’horizon 2017-2018. «On entre en phase d’ouverture du capital : le budget se situe entre 600.000€ et 1M€», confie celui qui cherche à monter un consortium pour développer son projet.

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