Grenelle de l'environnement ou pas, le territoire de Briey voit une filière éclore dans ce secteur. À l'exemple d'entreprises comme Sea marconi, groupe italien qui a choisi de s'installer à Joeuf en 2002 avant de déménager à Homécourt en 2008 (investissement de 1,2M€). «Nous sommes des acteurs spécialisés dans le domaine de l'énergie électrique, note Luc Van den Bogaert, ingénieur chargé d'affaires. Notre métier fondateur est le diagnostic et le conseil.» Une activité de laboratoire pour déterminer l'état de santé technique des transformateurs haute tension. «Nous faisons aussi du traitement des transformateurs pour l'industrie lourde.» Depuis le milieu des années 70, le groupe fabrique également des machines de traitement. Ayant bénéficié de l'accompagnement du Capemm, d'Homégal et du conseil général 54, l'entreprise affiche un chiffre d'affaires 2008 de 5,3M€ (prévisionnel 2009 de 6M€) et emploie 10personnes.
Projets en cours
En parallèle, des projets sont en cours. Dont celui porté depuis cinq ans par 35agriculteurs et des acteurs publics. «L'idée est de créer une centrale biogaz pour faire de la cogénération, annonce Laurent Paquin, président de la FDSEA 54 et de la SAS Acte (pour Agriculteurs, collectivités, territoire, énergie, NDLR).» Créée le 1ermai 2008, Acte permet d'avoir une entité juridique pour poursuivre le dossier. «Nous attendons l'autorisation d'injection dans le réseau de gaz de ville, qui doit arriver d'ici la fin 2009.» À terme, cet équipement permettra d'économiser 500.000litres de fioul et 6.000tonnes de CO² par an. À Landres, c'est le solaire qui est à l'honneur. L'Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) du bassin a répondu à un appel à projets pour la construction d'une centrale solaire. Prévu sur un ancien carré de mine désaffecté, ce projet devrait s'étendre sur 10 à15ha et produire 5mégawatts.
Pôle environnement
Dans les années 90, àHomécourt, a été créé un pôle en génie de l'environnement. «L'idée était de mettre en place une filière de dépollution des friches industrielles», précise son président, Jean-Yves le Déaut. Un pari gagné puisque le pôle a obtenu l'autorisation pour réimplanter des entreprises oeuvrant dans le domaine de la dépollution. «6ha leur sont réservés. La 1reentreprise à s'y être installée est Sea marconi.» Brezillon devrait acheter 3ha. Parmi les acteurs de cette réussite, se trouve le Groupement d'intérêt scientifique sur les friches industrielles (GISFI). Regroupant une douzaine de laboratoires et des industriels, il est inscrit, depuis 2000,dans le contrat de plan État-Région. Deux objectifs ont été définis: acquérir des connaissances sur le fonctionnement et l'évolution des sites aux sols dégradés ou pollués, et développer des procédés de traitement de ces territoires. Ce travail s'effectue grâce à une plateforme expérimentale installée sur le pôle en génie de l'environnement.
Bien loin des clichés où la grisaille des usines est omniprésente, le bassin de Briey poursuit sa reconversion. Et l'environnement y tient une place de choix.