D'ici un an, les prothèses produites par Endonov, installée auMans, seront commercialisées. Ces endoprothèses traiteront l'anévrisme de l'aorte abdominale : un gonflement de l'aorte exposant à une rupture d'anévrisme qui peut être fatale.Endonov propose des prothèses sur mesure : elles s'adaptent parfaitement à chaque patient... et évitent les complications. La start-up, installée auMans depuis un an, transfère une technologie élaborée à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. « Nous produirons 200 à 300 prothèses par an », précise Fatma Mokadmi, la présidente de la start-up.Après un début de carrière dans la banque, cette ingénieure financière se lance dans l'entrepreneuriat : « Ce qui m'a attirée, c'est de pouvoir améliorer l'accès aux soins. Les endoprothèses sont très coûteuses, tous les pays ne les remboursent pas. Avec notre technologie optimisée, nous ferons baisser leur prix. »Endonov vient de recevoir 100.000euros de subventions de la BPI, la banque publique d'investissement, et 45.000euros du conseil général de la Sarthe.Si la jeune société a choisi le campus duMans, c'est grâce à l'accompagnement des Carrés blancs. La Halle des technologies médicales, gérée par le CTTM (centre de transferts de technologies) met à disposition salles blanches et bureaux. Émergence assure le coaching de l'entreprise. « Et puis LeMans est à une heure de TGV de Paris, nous sommes donc tout près de l'équipe médicale fondatrice », poursuit Fatma Mokadmi. D'ici trois ans, la start-up espère passer de trois à neuf salariés. En attendant, elle vient de déposer deux brevets pour de nouvelles prothèses.
www.endonov.com
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