Le premier axe du CRDE (contrat régional de développement économique) s'attache à la prise en compte des mutations de l'économie régionale. Avec en-tête le secteur des énergies, véritable «gisement» d'emplois, veut croire Guillaume Bachelay aux vues des premiers résultats de l'appel à projet énergie qui, trois mois après son lancement, concernerait déjà près de «1.000 emplois potentiels» dans la région. Une région qui veut «affirmer son leadership énergétique» grâce notamment à son soutien à la création d'une filière de l'éolien offshore. «Nous voulons être un territoire d'industrialisation et ne pas nous limiter à des activités d'assemblage», annonce même le rapporteur du projet. Dans son Axe 2, le CRDE fait une proposition qui devrait séduire les chefs d'entreprises haut-normands: «encourager l'esprit d'entreprise». Des entreprises qui souffrent «d'un déficit d'image», concède Guillaume Bachelay, a fortiori dans une région où l'entrepreunariat «n'est pas spontanément synonyme de réussite sociale»! En réponse aux mauvais chiffres de la création d'entreprise en Haute-Normandie, la région veut donc «décomplexer l'esprit d'initiative» en développant des actions partenariales de sensibilisation avec le réseau consulaire, les filières régionales et l'ensemble des réseaux d'accompagnement. Mais pour faire progresser la cause des entreprises, la Région a besoin des chefs d'entreprises eux-mêmes qui seront encouragés à parrainer des projets à travers notamment des «conventions de tutorat». Enfin, à travers le CRDE la collectivité annonce prendre à bras-le-corps la question de l'attractivité régionale. Objectif, faire de la Haute-Normandie «une région visible à l'international» et un territoire attractif. En vue, le soutien à l'accueil d'événements internationaux, ou encore la volonté d'attirer «des activités du secteur supérieur», largement déficitaires à Rouen comme auHavre en comparaison des grandes agglomérations françaises. Du côté de l'opposition régionale on pointe les manques: «le choix de la Haute-Normandie et pas de la réunification», seule échelle à la hauteur des enjeux, estime Bruno Lemaire, ainsi que l'impasse faite sur le nucléaire pour ménager l'équilibre de la majorité, dénonce le ministre.
«Encourager l'esprit d'entreprise»
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la rédaction
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