Encore et toujours le plafond de verre

Encore et toujours le plafond de verre

Deux pépites de l'économie girondine viennent de passer sous pavillon américain. L'éditeur de logiciel VSG (15millions d'euros de chiffres d'affaires) n'est peut-être pas très connu du grand public, mais il est particulièrement performant dans son secteur. Jean-Bernard Cazeaux, le président, nous avait reçus il y a un an et affichait ses ambitions: "Devenir leader mondial sur son marché". Il a vendu sa société cet été au groupe américain FEI. Autre réussite, même issue: Eolite systems (2,3M€ de CA). Le fabricant de lasers est également une référence sur son marché. Philippe Métivier, le dirigeant, avait annoncé en janvier lors d'une conférence de presse qu'il se devait de grossir pour être plus visible à l'international. Finalement, il a cédé sa société en juin à ESI. Sans préjuger des motivations profondes des deux vendeurs, ces deux exemples illustrent le problème récurrent que rencontrent les entreprises françaises, celui du plafond de verre. Si la France compte peu d'ETI (entreprises de taille intermédiaire) c'est en partie parce que les PME ne parviennent pas à poursuivre leur croissance au-delà d'un certain cap. Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg, ministres des PME et du redressement productif, ont présenté fin juin leur plan pour briser ce fameux plafond de verre. Au-delà des mesures envisagées, peut-être devraient-ils commencer par tenir un discours plus bienveillant au patronat français. @email

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