Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine a réalisé une année 2025 dynamique. Lors de son assemblée générale qui se tenait à Rennes le 26 mars 2026, la banque coopérative et mutualiste a mis en avant ses bons résultats, affichant la conquête de 28 000 nouveaux clients, soit 544 000 clients au total, gérés par 119 agences à travers le département. Un record.
Progression du produit net bancaire et du résultat net
"Nous considérons que 2025 a été une belle année pour l’économie en Ille-et-Vilaine. Beaucoup de clignotants sont au vert, comme l’attractivité qui ne se dément pas, l’emploi qui reste soutenu et une santé satisfaisante pour l’essentiel des filières. Nous avons même retrouvé une dynamique sur l’habitat après un creux en 2024, puisque nos réalisations ont progressé de 15 %, davantage sur les transactions que sur le neuf", résume Jean-Yves Carillet, directeur général du Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine. La banque a ainsi octroyé 1,1 milliard d’euros de crédits immobiliers.
Le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine affiche ainsi des résultats solides. Son produit net bancaire a progressé en 2025 et s’élève à 295,2 millions d’euros (+ 3,8 %). Le résultat net ressort, lui, à 66 millions d’euros, soit une hausse de 5,9 %. La collecte globale progresse de 4 % et l’encours de collecte globale s’élève à 20,98 milliards d'euros (+ 4 %).
Plus de recrutements d’alternants, malgré la baisse des aides
Pour continuer d’accompagner ses clients, la banque a poursuivi sa politique de recrutement. "Nous avons créé 300 postes ces six dernières années, essentiellement d’experts, en immobilier ou énergies renouvelables par exemple", détaille Jean-Yves Carillet. Elle a aussi fait passer son nombre d’alternants de 170 à 218 cette année, soit 15 % de ses effectifs (1 739 salariés) alors que les aides de l’État ont baissé. Pour le Crédit Agricole d’Ille-et-Vilaine, il s’agit de répondre aux enjeux sociétaux, avec un focus sur l’emploi des jeunes.
Financer davantage la transition climatique
De même, la banque a continué de financer la transition climatique. Elle a injecté 46,2 millions d’euros pour des projets de production d’énergie renouvelable (contre 35 millions d’euros en 2024) et 23,3 millions d’euros pour la rénovation énergétique des particuliers.
Du côté des entreprises, elle a financé leurs projets à hauteur de 632 millions d’euros en 2025, et à hauteur de 234 millions d’euros pour les professionnels. Pour ses clients agriculteurs, elle a accordé 302 millions d’euros de crédits, notamment dans la production d’énergies renouvelables.
Continuer le soutien aux entreprises, même dans l’imprévisible
Pour 2026, Jean-Yves Carillet évoque une période plus incertaine. "Alors que l’année s’engageait bien, notre avenir devient imprévisible. Nous ne connaissons pas la durée du choc… Notre rôle sera de nous préparer à gérer cela et à nous projeter au-delà de la conjoncture. Nous allons donc continuer à investir dans des expertises", indique-t-il, rassurant sur les atouts du département qui bénéficie de filières dynamiques et qui se renouvellent. "C’est le cas du spatial, du nucléaire et de la défense, c’est rassurant pour irriguer l’économie locale. De même, les énergies renouvelables connaissent un coup de fouet".
Si toutefois l’économie ralentissait encore, le Crédit Agricole affirme qu’il apportera son soutien aux entreprises. "Nous ne voyons pas de gros dangers dans l’immédiat, mais si besoin, nous saurons accompagner cet impact conjoncturel", insiste Jean-Yves Carillet.
Un site à l’est de Rennes
Pour le moment, la banque poursuit ses investissements au profit également de ses collaborateurs. Après deux ouvertures de sites "déplacés" à Bruz et Betton, un troisième doit voir le jour en septembre 2026 à l’est de Rennes, "entre Noyal et Châteaubourg", indique le directeur général. Il accueillera 100 collaborateurs, avec pour objectif de leur permettre de travailler à moins de 15 minutes de chez eux et d’éviter les difficultés de circulation à Rennes. "Cela permet d’économiser 500 000 km par an sur les routes".