Emploi : La formation, l'arme anti-crise du secrétaire d'État à l'Emploi Laurent Wauquiez
# Conjoncture

Emploi : La formation, l'arme anti-crise du secrétaire d'État à l'Emploi Laurent Wauquiez

La formation, botte secrète du gouvernement dans la lutte anti-crise? C'est en tout cas le message que Laurent Wauquiez est venu faire passer lors de sa visite à l'AFPA de Rouen sur le site de Saint-Étienne du Rouvray le 14mai dernier. Visite de l'atelier

«Développement durable», test de soudure avec les apprentis du centre de formation de Saint-Étienne du Rouvray, lorsqu'il visite un centre AFPA, Laurent Wauquiez aime donner de sa personne. Mais il était aussi et surtout venu pour asséner le message du gouvernement sur les vertus de la formation: «La formation est la meilleure arme anti-crise. Ce que montre la formation, c'est que si l'on identifie les secteurs qui embauchent, on peut alors aider les gens à rebondir». Pris comme exemple par le secrétaire d'État, le centre AFPA de Saint-Étienne du Rouvray permet à plus de 70% de ses stagiaires de trouver un emploi moins de six mois après leur formation. Au cours de sa visite, Laurent Wauquiez a souligné le caractère prépondérant de la relation entre les centres de formation AFPA et le monde de l'entreprise: «Ce sont des organismes qui connaissent les réalités du terrain, un lien essentiel organisé par des gens de qualité». Un discours à l'intention des personnels qui s'inquiètent de la réforme menée par le secrétaire d'État sur la formation professionnelle.




Une réforme annoncée

Réformer la formation professionnelle, c'est l'une des réformes phares que doit mener Laurent Wauquiez, afin de mettre en place les conditions d'une stratégie destinée à favoriser l'accès à l'emploi. Ainsi, dans le paysage de la formation professionnelle, l'AFPA doit devenir l'opérateur national de référence, explique le secrétaire d'État: «Tout en s'adaptant à une mise en concurrence. C'est un changement de culture difficile mais qu'il faut réaliser. Mais c'est une évolution qui ne m'inquiète pas car sur les appels d'offres, l'AFPA est souvent très bien positionnée, ce qui prouve sa valeur. Ici, la région a fait un travail essentiel. Nous devons tous travailler ensemble, il ne faut pas de chicaneries politiques». Une réforme que ne perçoivent pas tout de façon aussi enthousiaste les personnels, inquiets pour leurs statuts. Mais Laurent Wauquiez se veut rassurant: «Ce n'est pas un choix politique mais un choix imposé par les règles de la concurrence. Les 800 agents, professionnels de l'orientation vont être transférés dans le Pôle emploi, ce qui créé des inquiétudes légitimes. J'étudie avec eux les moyens de réussir cette intégration au mieux et ils ont toutes les garanties pour conserver leur statut». Un discours que Didier Barnet, délégué CFDT pour l'AFPA a du mal à entendre: «La majorité du personnel est opposé à cette réforme et à notre transfert dans le Pôle emploi. Je suis psychologue du travail et notre force c'est le lien avec le monde du travail. Avec la réforme j'ai peur que nous perdions cette richesse».

# Conjoncture