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Emo lance un service de déconnexion
Toulouse # Numérique

Emo lance un service de déconnexion

Au moment de l'introduction du droit à la déconnexion numérique dans le code du travail, la start-up toulousaine Emo, spécialisée dans le classement des emails, lance son outil de déconnexion pour smartphones et ordinateurs.

Depuis son lancement il y a deux ans, la start-up Emo se concentrait sur le développement de son logiciel de tri et de classement d'emails. Aujourd'hui, la petite équipe (4 salariés dont 3 associés) veut développer en parallèle son nouveau service Emo Déconnexion qui déconnecte les travailleurs de leur vie professionnelle, aux horaires qu'ils souhaitent : « C'est un petit module que chacun peut installer sur son poste. On agit à deux niveaux : celui du collaborateur qui ne veut pas recevoir d'emails en dehors de ses horaires de travail et celui de l'émetteur qui veut être stoppé avant d'envoyer ses e-mails ». Le bouton "déconnecter" s'adapte aux exigences de chacun (jours et horaires de déconnexion sur mesure). Installée dans le nouveau lieu d'hébergement de start-up Village By CA à Toulouse et menée par Jean-Christophe Isaac, la jeune entreprise Emo cible les services de ressources humaines pour vendre ses prestations.

Elle prévoit d'embaucher trois à quatre personnes pour accélérer son développement, notamment auprès de PME. Si les grands groupes (un constructeur automobile, des banques) semblent séduits par les services de classement d'emails d'Emo, Jean-Christophe Isaac reste étonné par la lenteur dans le passage à l'acte : « On ne sait pas très bien ce qui bloque. Les gens ont peur de révolutionner les usages du mail. » Il se dit plus confiant sur le développement rapide de de son module de déconnexion pour lequel il prévoit de démarcher aussi des éditeurs de logiciels ou des prestataires de sécurisation de messagerie. Il envisage aussi d'équiper directement les entreprises et organise pour cela des interventions sur le thème de la déconnexion.

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