Le Journal des Entreprises : Comment êtes-vous entré en politique ?
Hervé Drieu : J'ai toujours été passionné, même si je n'ai jamais voulu en faire mon métier. Je considère que l'on peut exercer une profession et gérer des choses en plus à côté. Encarté Les Républicains, j'ai collé des affiches pour Poniatowski dans les années 80, puis pour Rufenacht et Chirac en 1995. J'ai également fait les campagnes de 2002 et 2007 puis en 2012 milité pour Édouard Philippe et Nicolas Sarkozy.
Pour qui êtes-vous engagé dans cette campagne ?
H.D. : Sur cette campagne présidentielle, je me suis engagé pour François Fillon. Je tracte tous les week-ends sur les marchés de la région havraise et fédère les équipes mais sans poste particulier. Je suis un éternel apprenti, j'apporte une expérience auprès des nouveaux grâce à mon métier commercial pour aller au-devant des gens. Et ce n'est pas facile avec une personne qui n'est pas acquise à notre cause. D'autant que le contexte autour de notre candidat nous amène pour la première fois à recevoir un accueil difficile. Mais, ça ne remet pas en cause mon engagement, je dis que je ne m'appelle pas François Fillon, je dis engagez-vous !
Comment se faire entendre dans ce contexte ?
H.D. : J'insiste sur nos valeurs et le programme. Je crois qu'on peut s'en sortir si on se sert les coudes, si on se met au-dessus de la mêlée. Car nous avons une possibilité de changement politique. Je milite notamment contre le cumul des mandats. Je pense qu'on peut faire deux mandats sur un poste et pas plus, après s'il faut changer, prendre des risques. Je considère aussi que pour faire de la politique aujourd'hui, il faut aussi un pied dans la réalité.
Quel regard portez-vous sur la campagne ?
H.D. : Elle est assez catastrophique. Il serait plus intéressant de parler des programmes et des propositions des candidats que des affaires. Mais, il faut être positif et dire qu'à partir de 2018 on arrête les recrutements familiaux chez les parlementaires et faire une loi. Car ce sont des pratiques du passé et il faut penser à l'avenir. Parlons du fond et avançons !