En Alsace, contrairement au reste de la France, la consigne, on connaît. Les magasins E.Leclerc de Colmar et Ribeauvillé possédaient déjà des systèmes automatisés pour la reprise des bouteilles consignées. Mais, depuis le mois d'août2008, les deux magasins ont été équipés d'automates "intelligents" plus rapides et plus fiables. En trois secondes, l'automate identifie plusieurs critères: forme, volume et code-barres de la bouteille, ce qui permet d'éviter les risques d'erreurs et la fraude. Chaque automate représente un investissement de 15.000euros. «Les produits sont plus chers s'ils ne sont pas consignés. Il faut garder cela à l'esprit. Grâce à la consigne, le consommateur ne paie que le contenu», rappelle Bruno Ettwiller, le directeur général du magasin E.Leclerc de Colmar. Il vend entre 2.500 et 3.500 bouteilles par jour. Les bouteilles consignées n'en représentent que 5%. Wincor Nixdorf est le fabricant de ces nouveaux automates. Après Colmar et Ribeauvillé, il a vendu une troisième machine en Alsace, dans une autre enseigne de la grande distribution. La société aimerait se développer dans d'autres régions de France, où la consigne a disparu il y a une vingtaine d'années. «Nous réfléchissons à installer des machines sur des parkings de supermarchés», confie Laurent Houitte, directeur marketing de la filiale française du fabricant. Malgré les obstacles du lobbying, l'entreprise a trouvé des élus intéressés. D'autant que ce système est d'intérêt écologique dès aujourd'hui, et plus encore demain. Les automates du futur reprendront les bouteilles en plastique rigide, les canettes en aluminium et pourront les compacter sur place pour faciliter le transport et le stockage.
Les magasins E.Leclerc de Colmar et Ribeauvillé ont été équipés de nouveaux automates pour la reprise des bouteilles consignées.