Sur fond d'exposition Normandie Impressionniste, le groupe Elan s'interroge sur la prise en compte de l'axe Seine comme vecteur de développement économique. Les acteurs économiques locaux n'auront pas attendu les recommandations de Jacques Attali («Paris et la Mer, la seine est Capitale») pour considérer la Seine comme le fil rouge du développement régional. Les débats parfois vifs sur le classement des Boucles de la Seine ou l'arasement des points hauts du chenal en attestent.
«Responsabiliser tous les acteurs»
Pour le président du directoire du Grand port maritime de Rouen, Philippe Deiss, invité du Grand Plateau Elan, c'est une évidence. Pour Georges Vincent, ancien pilote de Seine, président du Propeller club et ardent défenseur du projet de contournement Est de Rouen, c'est même bien plus que cela: «nous vivons une époque charnière», explique-t-il. «L'arasement du chenal est indispensable pour franchir une nouvelle étape; à défaut, le port ne pourra que reculer», cite-t-il en exemple. Frédéric Sanchez, le vice-président du département, préfère quant à lui une vision plus globale des choses: «Méfions-nous de la notion d'axe, car autrement nous prenons le risque de négliger l'ensemble de la Normandie, de ce bassin de vie sans lequel il n'y a pas de développement possible». Une vision globale que partage Jacques-Sylvain Klein, le commissaire général de Normandie Impressionniste. «Afin de mobiliser tout le monde, nous avons voulu dès le départ avoir une vision globale», explique l'ancien conseiller économique de Laurent Fabius qui évoque un projet «culturel, mais aussi touristique, économique ou encore éducatif». Au final «nous avons adopté une méthode qui responsabilise les acteurs» et qui aura permis de rassembler à Rouen «130 chefs-d'oeuvre venant du monde entier... Un exploit incroyable!»
G.D.