Rhône-Alpes est bien candidate à l'appel à projets lancé le 30juin dernier par Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie, pour la création de pôles de compétitivité dédié aux écotechnologies. Le Grand Lyon, Saint-Étienne Métropole, Grenoble Métropole, la Région, Dreal Rhône-Alpes... L'ensemble des institutionnels rhônalpins s'est regroupé autour des quatre pôles de compétitivité que sont Axelera, LUTB (Lyon urban truck and bus), Tenerrdis et Minalogic pour présenter une seule et même candidature, orientée autour de la thématique de l'efficacité énergétique. «Les marchés nous poussent surce thème de l'efficacité énergétique. Et puis, il s'agit d'une dimension économique fondamentalepour nos entreprises. Les coûtsénergétiques représententune part significative des coûts de production. Pour être compétitif sur ces coûts, il faut être compétitif en coûts énergétiques», justifie Pierre-Olivier Boyer, président du pôle innovation constructive.
Passer de la co-labellisation à la co-construction
Baptisé Éco Tech Rhône-Alpes, ce nouveau pôle de compétitivité - s'il obtient la labellisation - aura un double objectif: développer de nouvelles technologies et process dans le domaine de l'efficacité énergétique appliquée au bâtiment, à l'industrie et aux transports, et faire naître des projets de coopération à l'interface écotechnologique des pôles de compétitivité rhônalpins. «Jusqu'à présent, les coopérations entre les pôles se traduisaient par la co-labellisation de projets. Là, on va passer d'une logique de co-labellisation à une logique de co-construction. On va faire travailler les pôles et les différentes structures ensemble au sein d'écosystèmes, précise Bruno Allenet, vice-président d'Axelera. Notre ambition est d'innerver non seulement l'économie nationale, mais aussi internationale et de faire d'Éco Tech un pôle de compétitivité mondial.»
«Une région d'avance»
Pour y parvenir, Rhône-Alpes dispose d'atouts certains. Par exemple, la présence sur la région de quelque 4.600 chercheurs spécialisés, 2.500entreprises adhérentes à la trentaine de pôles de compétitivité, clusters ou associations d'entreprises déjà impliqués dans les écotechnologies, un potentiel de 3.600 entreprises intervenant sur ce champ d'activité, 50.000emplois directs, des filières industrielles traditionnelles majeures en mutation, un quart des entreprises françaises spécialisées dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique... «Nous avons une région d'avance», assure le président de Région Jean-Jack Queyranne. Présenté par les élus rhônalpins à Saint-Étienne, le dossier de candidature a été déposé le 2octobre auprès de la préfecture de Région. La labellisation du pôle est attendue pour la fin de l'année. À noter que sur la vingtaine de candidatures reçues par l'État, une dizaine seulement devrait faire l'objet d'une labellisation.
Regroupés autour des pôles Axelera, LUTB, Tenerrdis et Minalogic, les acteurs institutionnels rhônalpins ont présenté une candidature commune pour la création d'un nouveau pôle de compétitivité dédié aux écotechnologies.