Le programme Résolutions lancé par la Région est un dispositif d'appel à l'innovation. Il tend à mettre en relation des entreprises qui présentent des problématiques liées à la R&D et des entreprises ou des instituts de recherche (l'IRT Jules-Verne, les laboratoires de recherche, etc.). La Région subventionnera à hauteur de 20 000 € les "solutionneurs" qui auront trois mois pour prouver la faisabilité de leur solution. La première thématique choisie est celle de la croissance bleue.
Diffuser l'innovation
« Nous manquons de ressources en termes de recherche publique, déplore Bruno Retailleau, président de la Région. Rien qu'à Grenoble il y a autant d'enseignants chercheurs que sur les deux régions Bretagne et Pays de la Loire. L'objectif de Résolutions et de diffuser l'innovation dans tous les secteurs et la mettre à la portée de toutes les entreprises. »
Trois concours par an
Les cinq premières entreprises ont été choisies par un jury composés de membres du conseil régional mais aussi de membres des agences régionales et des pôles de compétitivités. Trois autres appels à l'innovation thématiques seront lancés d'ici fin 2017 sur ce dispositif qui comprendra à terme, trois concours par an : les bâtiments intelligents et notamment pour ce qui concerne les problématiques des économies d'énergies ; le tourisme, le sport et les loisirs de demain ; l'industrie du futur (en lien avec le dispositif Plug-in du pôle EMC2).
Améliorer la communication dans le port de pêche des Sables-d'Olonne
La solution demandée par le port de pêche des Sables-d'Olonne (géré par la CCI Vendée) concerne les communications entre les bateaux et la criée. Aujourd'hui, deux situations cohabitent : les communications satellitaires très onéreuses et les communications GSM limitées à la zone entre 8-10 miles nautiques de la côte. Il faut donc trouver un système à la fois souple et moins onéreux. Le marché est évalué à 300 navires de pêche dans les Pays de la Loire.
Faciliter les relations avec les usagers des ports de plaisance de Piriac-sur-Mer, La Baule-Le Pouliguen, Pornichet et Pornic
Les ports de plaisance de Loire-Atlantique sont à la recherche d'une solution telle qu' « une interface digitale pour faciliter les relations entre le port et les usagers » explique Emmanuel Jahan, directeur des ports de plaisances à la CCI Nantes-Saint-Nazaire. « Cette application smartphone pourra servir pour la logistique, comporter des services et avoir une dimension sociale. Nous ne savons pas faire ce genre de chose. Nous sommes plutôt des techniciens et des gestionnaires. Mais nous savons qu'il y a un marché assez important pour celui qui développera une telle application », poursuit-il.
Des micro-algues pour le grand port Nantes-Saint-Nazaire
La problématique du grand port est de devenir plus vertueux d'un point de vue du respect de l'environnement et notamment de ses rejets de CO2. Comment valoriser les effluents industriels riches en CO2, nitrates, phosphates ? La solution pourrait se trouver du côté de micro-algues. « Les effluents pourraient ainsi nourrir des micro-algues qui pourraient ainsi être produite dans le cadre, par exemple, de bio-carburant de troisième génération ou de chimie verte. L'idée est de faire un site pilote », détaille Jean-Pierre Chalus, qui dirige le port. Un diagnostic de la ressource a déjà été établi dans la période 2014-2016.
Fluidifier la circulation du terminal portuaire de Montoir-de-Bretagne
Faire en sorte que les bateaux restent le moins de temps à quai, c'est le fond de la problématique de Somaloir, qui réceptionne les flux rouliers du terminal portuaire de Montoir-de-Bretagne. La solution que recherche l'entreprise devra permettre de fluidifier la circulation dans le terminal. Cela passe par un contrôle automatique des accès, de la géolocalisation de la marchandise et une simplification des accès pour les chauffeurs routiers venant pour la première fois.
Valoriser les matériaux composites de la déconstruction des bateaux
L'entreprise basée au Pouliguen est spécialisée dans la déconstruction des bateaux. Si les matériaux nobles ne posent pas de problème, les composites n'ont d'autre issue de valorisation que de servir de combustible dans les cimenteries. Une solution finalement peu satisfaisante. Pour l'entreprise, il faudrait trouver une solution en cycles courts et locale incluant la déconstruction, le broyage. Pour réduire l'impact carbone de la valorisation de ces produits; l'entreprise souhaite que leur seconde vie se déroule proche de la mer. Au delà des bateaux de plaisance, le marché de la valorisation des matériaux composites est énorme et concerne aussi la déconstruction de mobil home, aéronautique, automobile, etc.