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Econocom veut faire de Nantes un relais stratégique de sa croissance dans l'Ouest
Nantes # Conseil en informatique # Commercial

Econocom veut faire de Nantes un relais stratégique de sa croissance dans l'Ouest

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Le groupe européen Econocom, spécialiste de l'équipement numérique, des services IT et du financement d'usage, entend renforcer son ancrage nantais. Le groupe veut faire du site ligérien un point d'appui où il déploie ses forces pour accompagner la transformation numérique et industrielle des entreprises de l'Ouest.

Virginie Calvez, nouvelle directrice de l'Agence Pays de la Loire et Bretagne d'Econocom, service location — Photo : David Pouilloux

Présent dans 16 pays, fort de 8 680 collaborateurs et de 2,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025, Econocom affiche des ambitions élevées. Le groupe, dont le siège est à Bruxelles, fondé par Jean-Louis Bouchard, vise 4 milliards d'euros de revenus à l'horizon 2028 dans le cadre de son plan stratégique "One Econocom". Pour soutenir cette trajectoire, l'entreprise entend s'appuyer sur ses implantations territoriales. À Nantes, cette stratégie prend une dimension particulière, à la croisée des enjeux numériques et industriels.

Une implantation nantaise au socle solide

Installé dans la métropole nantaise depuis le rachat d'Osiatis, Econocom dispose d'une base opérationnelle importante. Le site de Saint-Herblain accueille notamment un centre de services d'environ 100 collaborateurs, dédié au support informatique pour de grands comptes, illustrant le poids historique des activités de services dans la région.

À cette assise s'ajoute désormais une volonté d'accélération commerciale. Nommée en 2025 à la tête de l'agence Pays de la Loire et Bretagne pour les activités de location, Virginie Calvez pilote la montée en puissance du groupe sur le territoire. Trois commerciaux sont aujourd'hui positionnés à Nantes sur ce périmètre, avec deux recrutements réalisés début 2026 et un poste supplémentaire en cours d'ouverture. "On veut clairement accélérer sur le territoire. Nantes n'est pas seulement un site de services, c'est un point d'appui pour aller chercher de la croissance en Pays de la Loire et en Bretagne, affirme-t-elle. Nos forces commerciales y sont renouvelées et augmentées."

Un modèle hybride, au croisement du numérique et du financement

Econocom occupe une place singulière dans l'écosystème numérique. Le groupe ne se limite ni à une ESN classique ni à un acteur du financement. Il articule plusieurs métiers : distribution d'équipements, services IT, audiovisuel et solutions de location. Cette approche originale lui permet de couvrir l'ensemble du cycle de vie des équipements : conseil, approvisionnement, déploiement, maintenance, puis reconditionnement via Econocom Factory, sa structure dédiée à l'économie circulaire, entreprise à mission qui compte 110 salariés en France.

Sa proposition de valeur repose sur une idée centrale : basculer d'une logique de propriété vers une logique d'usage, comme on peut l'observer dans d'autres secteurs. "Aujourd'hui, les entreprises ne veulent plus immobiliser leur trésorerie dans des actifs. Elles privilégient l'usage à la possession", résume Virginie Calvez.

Concrètement, Econocom permet aux entreprises de s'équiper tout en étalant leur investissement dans le temps, et en intégrant les enjeux de renouvellement technologique et de gestion de fin de vie des équipements. "On intervient à la fois sur des enjeux technologiques et financiers. C'est ce double positionnement qui fait notre différence", ajoute-t-elle.

Une réponse aux besoins des entreprises industrielles

Ce modèle trouve un écho particulier dans les territoires à forte densité industrielle, comme les Pays de la Loire. Dans notre région, l'agroalimentaire, la logistique, la construction automobile ou encore la navale structurent l'économie, les entreprises doivent à la fois moderniser leurs outils et préserver leur trésorerie.

Le géant européen Econocom intervient justement sur des actifs industriels, qui ne sont pas des flottes d'ordinateurs, mais des lignes de production, des équipements logistiques ou des systèmes techniques. L'objectif est de permettre aux entreprises de dégager des marges de manœuvre financières tout en conservant l'usage de leurs équipements, grâce à la location. "Dans un contexte économique mouvant, les entreprises cherchent à sécuriser leur trésorerie et à diversifier leurs sources de financement", explique Virginie Calvez.

Nantes apparaît dès lors comme un point d'observation privilégié de ces transformations. "La région Pays de la Loire est un territoire où l'industrie est très présente, avec 17% des emplois, et de grands acteurs économiques, en particulier dans l'agroalimentaire. C'est un levier de développement évident pour nous", insiste-t-elle.

Un ancrage territorial au-delà du commercial

L'implantation nantaise d'Econocom ne se limite pas à aux secteurs d'activités économiques évoqués précédemment. Le groupe développe ses liens avec les acteurs institutionnels, les réseaux d'entreprises et les écosystèmes d'innovation, afin de mieux capter les opportunités régionales. Par exemple, le groupe s'inscrit dans l'écosystème local, notamment à travers des partenariats avec le monde éducatif. Il participe ainsi au déploiement de 48 000 postes informatiques pour 264 lycées des Pays de la Loire.

Recruter, structurer, accélérer

Au-delà du renforcement commercial et de son déploiement stratégique en direction du secteur industriel, Econocom entend également développer ses offres pour répondre aux nouvelles attentes des entreprises, notamment autour de l'intelligence artificielle, de l'optimisation des parcs informatiques et de l'économie circulaire. Le groupe poursuit enfin sa stratégie de croissance externe, avec l'acquisition récente d'intégrateurs audiovisuels et le renforcement de participations dans des entreprises spécialisées, comme Rayonnance, domicilié dans le Nord.

Autant de leviers qui doivent permettre à Econocom de franchir le cap de 4 milliards d'euros d'ici à 2 ans. "On est dans une phase d'accélération. L'enjeu, c'est de structurer notre présence locale pour accompagner la croissance du groupe", conclut Virginie Calvez.

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