Eco-Med : Une filiale dans l'océan Indien
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Eco-Med : Une filiale dans l'océan Indien

environnement. Le bureau d'études et de conseil en environnement, Eco-Med, basé à Marseille, vient d'ouvrir une filiale dans l'océan Indien afin de traiter des dossiers à La Réunion et Mayotte et de pouvoir également se positionner sur Madagascar...

Bureau d'études, d'expertise et de conseil en environnement naturel. Eco-Med, basée en plein coeur de Marseille a choisi de se positionner sur un marché récent, resserré, où le nombre de concurrents demeure réduit. « Eco-Med a été créée en octobre 2003 par Julien Viglione. Au démarrage, nous étions quatre; dix ans plus tard, nous sommes soixante », confie Fabrice Necas, directeur général adjoint de l'entreprise.« Dans les grands projets d'aménagement (autoroutes, zones d'activités...) le maître d'ouvrage est contraint par la réglementation et doit réaliser une étude d'impact. Eco-Med intervient dans le volet naturel de cette étude d'impact », poursuit-il. Mais, si la loi date de 1976, la prise en compte de la biodiversité est plus récente.« Nous disposons d'entomologistes, d'ornithologistes, de spécialistes en amphibiens, en mammifères, en chauve-souris... Nos experts se déplacent sur le terrain et font un état des lieux exhaustif des espèces qui s'y trouvent. Nous devons souvent passer plusieurs fois sur les sites à des saisons différentes. Ce type d'études s'étale en général sur une année. Nous prenons vraiment en compte le microsystème global. Nous livrons ensuite un état initial de l'environnement avec la liste de toutes les espèces présentes et nous définissons les impacts de l'ouvrage sur les espèces végétale et animale vivant sur les lieux ».




Proposerdes solutions d'évitement

À partir de ces constatations, Eco-Med propose ensuite des mesures d'évitement, de réduction de l'impact ou de compensation.« Pour nous, la meilleure compensation demeure l'absence de compensation. Avant le Grenelle 2 de l'environnement, il n'y avait que peu de contrôles. Depuis 2011, les maîtres d'ouvrage sont davantage contraints et il existe une nouvelle sanction en cas de non-respect : la remise en état de la nature. Cette contrainte est suffisamment forte pour que les porteurs de projets appliquent la réglementation ». Eco-Med a ainsi créé une filiale, baptisée Écorce, qui propose des services d'assistance en maîtrise d'oeuvre.




10 % à l'export

« Il s'agit de la même équipe, mais nous intervenons alors dans la phase suivante. Nous travaillons à proposer les bonnes solutions et à les mettre en oeuvre afin de réduire l'impact des activités humaines sur l'environnement », explique Fabrice Necas.« Nous sommes dans une approche latine de la biodiversité, différente de l'approche anglo-saxonne pour laquelle tout a un prix, un oiseau ou un insecte et où la compensation financière est la règle ».Eco-Med réalise 10 % de son chiffre d'affaires à l'export vers les pays méditerranéens (Algérie, Maroc, Jordanie, Émirats Arabes Unis, Liban...)« En France, nous couvrons la façade méditerranéenne et la région lyonnaise. En terme de biodiversité, Paca est une zone très dynamique qui représente près des deux tiers de la diversité nationale. En moyenne, nous traitons de 300 à 350 dossiers par an. Nous sommes sur un marché neuf qui est en cours de constitution. En 2008, nous avons participé à la création de l'Union professionnelle du génie écologique (UPGE). Le but est de réunir tous les acteurs de ce marché et d'aller vers une certification de nos activités. À l'heure actuelle, tout le monde peut s'installer conseil en environnement », insiste le directeur général.Eco-Med travaille à 80 % avec des clients privés. « Nous ne travaillons qu'à 20 % avec les marchés publics car nos prestations sont assez élevées et le principe du "moins-disant" nous dessert. Pourtant, pour bien mener une étude il est nécessaire de se rendre plusieurs fois sur le terrain et de prendre le temps », conclut-il.

Eco-Med



(Marseille)Julien Viglione60 salariés04 91 80 14 64www.ecomed.fr





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