L'e-commerce échappe-t-il à la crise?
La crise touche légèrement le secteur qui, toutefois, résiste bien et continue d'être en croissance:+25% au premier semestre 2009. Cette année, les ventes sur internet vont enregistrer un chiffre d'affaires de 25 Md€ en France, contre 20Md€ en 2008. Cette croissance est tirée par de nouveaux cyberacheteurs d'une part, et de nouveaux sites marchands, d'autre part. En effet, il y a encore de nouveaux clients sur internet quand, dans le même temps, de plus en plus d'enseignes ouvrent pignon sur web. Néanmoins, le panier moyen s'établit à 89 €, soit une chute de 4% en un an.
Existe-t-il un modèle de réussite?
Non, il n'y a pas un mais des modèles. Selon ce qu'on attend d'internet, la stratégie doit être adaptée. Il y a celle de certains qu'on appelle les ?pure players? (NDLR: qui n'existent que sur internet) qui consiste à investir jusqu'à atteindre une taille critique afin d'avoir du volume et donc des prix intéressants. Ils ont besoin de notoriété. Du coup, ils communiquent beaucoup, font parler d'eux dans des opérations spéciales sur internet,etc.Mais il existe aussi beaucoup de magasins physiques, dont internet n'est pas l'activité principale, qui considèrent l'e-commerce comme un levier de croissance. Internet leur permet d'augmenter leur zone de chalandise, ils gagnent en visibilité... Ils peuvent ainsi attirer de nouveaux clients dans le magasin physique. Leur difficulté est néanmoins de gérer une distribution multicanal.
Tous les types de commerce sont-ils concernés?
Oui! On assiste à un important phénomène de démocratisation. Le tout est de bien dimensionner son projet et d'investir en conséquence.
Le web 2.0 est-il indispensable?
Tout ce qui touche aux avis de consommateurs est important. Mieux vaut donc que les sites intègrent eux-mêmes les témoignages pour éviter que l'internaute ne les cherche ailleurs.
Bien que touché par la crise, l'e-commerce résiste bien et poursuit sa croissance. L'analyse de Marc Lolivier, délégué général de la Fédération d'e-commerce et de la vente à distance (Fevad).