Quel regard portez-vous sur l'identité marketing de La Belle-Iloise ?
Il n'y a pas beaucoup de marques comme La Belle-Iloise. Elle a un impact mémorisable car elle raconte une histoire. Des pêcheurs reviennent au port avec leur cargaison de sardines qu'ils vendent, après transformation, directement sortie d'usine. La boutique est toujours située en bord de mer. Le chaland flâne, le port n'est pas loin, il entend les mouettes. Quelques tartines l'attendent sur l'espace dégustation. La Belle-Iloise évoque un air de vacances.
La Belle-Iloise, qui est une industrie de transformation de poisson, utilise-t-elle les codes et les valeurs de l'artisanat ?
Oui, l'impression d'artisanat est partout : des packagings zooment sur le côté manufacture. La Belle-Iloise reste pourtant une industrie qui ne dit pas son nom. Il n'y a pas de déballage de conserves qui roulent sur des convoyeurs, mais des images de penn-sardines qui coupent encore à la main les poissons.
Cela reste-t-il crédible ?
Au cinéma, on sait qu'on nous raconte une histoire. Mais dans le commerce, notre perception est celle de la vérité, d'une histoire crédible. Ici, le talent est de ne pas dire que l'on nous raconte une histoire. C'est pour ça qu'on y croit. Le marketing est invisible et c'est ce qui le rend intelligent.