DTF y travaille depuis 2 ans, par le biais de son équipe de recherche implantée à Tours près de l'Inserm. Elle a investi, en collaboration avec la direction générale de l'armement, plus de 250.000 euros dans ce projet. Son nom de code: Aerorimac. Il s'agit d'un nébuliseur permettant d'administrer un antidote au poison de la ricine. Cette arme bactériologique tue très rapidement, par simple inhalation. «La DGA disposait de l'antidote mais il fallait trouver un moyen de l'administrer sans en altérer ses particularités. Il fallait que l'inhalateur soit capable de propulser le produit dans les parties les plus fines des poumons», explique Gilles Chantrel, co-dirigeant de l'entreprise stéphanoise Diffusion Technique française. Déjà présenté fin novembre lors du forum innovation organisé par la DGA, ce générateur d'aérosol va être fabriqué à 1.000 exemplaires tests en 2013. «Les retombées peuvent être importantes car la guerre bactériologique est une des grandes craintes de nos pays aujourd'hui», poursuit Jean-Philippe Massardier, l'associé de Gilles Chantrel. Des applications pour l'administration de certains antibiotiques aux enfants pourraient également être développées.
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