Dragées Adam : Croissance prévue en 2012
# Industrie # Investissement

Dragées Adam : Croissance prévue en 2012

Confiserie Le fabricant spécialiste des dragées haut de gamme, à Herrlisheim, prévoit cette année une croissance de 20%. L'entreprise qui fêtera ses 100 ans en septembre a investi dans des outils innovants lui permettant de gagner en productivité et en qualité.

Dragées Adam passera le cap des 100 ans en bonne santé. Alors qu'en 2007, l'entreprise a connu des difficultés, elle a retrouvé la rentabilité depuis 2009. L'an dernier elle a réalisé 5,3millions d'euros de chiffre d'affaires et elle prévoit d'atteindre 6,2millions en 2012. Une bonne santé qui s'explique par des innovations au niveau des process et par de nouvelles orientations stratégiques. Raphaël Kiesele, au poste de directeur général depuis 2008, est à l'initiative de ce renouveau. «L'entreprise s'est toujours montrée innovante. J'ai simplement mis en avant sa valeur ajoutée. Nous avons des process incroyables. Nous nous positionnons sur les dragées du segment haut de gamme», affirme-t-il. Le dirigeant a modernisé l'image et le packaging des produits. Il a aussi beaucoup investi pour innover dans l'outil de production. L'année dernière, l'entreprise a obtenu le trophée du concours Alsace Innovation organisé par le CEEI, sur le territoire de Colmar, pour son process de tri automatisé des dragées. Ce contrôle automatique par caméra est opérationnel depuis un mois. Le fabricant a également mis au point un chariot à bascule équipé d'un ventilateur, permettant de sécher les dragées automatiquement. Cette innovation a fait l'objet d'un dépôt de brevet à l'Inpi. Auparavant, le bac de dragées était secoué manuellement.




Un investissement de 500.000euros cette année

Grâce à ces deux systèmes d'automatisation, l'entreprise va gagner en qualité et en productivité. «L'emballage des produits prend deux heures, contre huit heures auparavant. De plus, on tend vers le zéro défaut», souligne Raphaël Kiesele. Dragées Adam, qui a produit 580 tonnes de confiseries en 2011, vise cette année les 650 tonnes. Pour mettre au point ses deux dernières innovations, elle a investi 750.000euros. La PME a reçu le soutien financier d'Oséo, de l'Agence régionale de l'innovation et de la Région. Un nouvel investissement de 500.000euros est déjà programmé d'ici à la fin de l'année afin de rénover les process et les machines de la chocolaterie et d'obtenir la norme agroalimentaire mondiale BRC. «Avec cet équipement, nous gagnerons 50% de capacité de production. Aujourd'hui, nous tournons à 75-80% de notre capacité», précise le dirigeant. «Les investissements que nous réalisons répondent tous à la même logique. Il s'agit d'éradiquer la pénibilité du travail des dragistes pour leur permettre de se concentrer sur leur savoir faire», ajoute-t-il.




Un groupement d'achat pour limiter la hausse du sucre

Cette année, l'entreprise souhaite également accélérer sa prospection à l'étranger, notamment au Japon et en Chine. Elle réalise 15% de son chiffre d'affaires à l'export et a gagné l'an dernier un nouveau client, une chaîne de magasins haut de gamme australienne, qui est devenu son premier client. Ces nouveaux marchés ajoutés aux gains de productivité offrent de bonnes perspectives à la société: Raphaël Kiesele table sur une croissance de 20% cette année. Ce malgré la hausse du prix du sucre qui a augmenté de 41% au 1erjanvier. «Nous n'augmentons nos tarifs que de 6% grâce à l'hyperproductivité de notre usine et à la centrale d'achat que nous avons créée en 2010 avec plusieurs industriels de la région», explique le dirigeant. Le groupement d'achat est parvenu à faire baisser les prix de 5 à 10%. «Le poste achat de sucre représente pour nous 2,4millions d'euros. Donc nous avons pu économiser 120.000euros, ce qui n'est pas négligeable», poursuit-il. La PME haut-rhinoise semble bien armée pour affronter ses deux concurrents français qui réalisent 7 et 8millions d'euros de chiffre d'affaires. «Nous restons le dernier des trois en termes de chiffre d'affaires mais nous sommes sur la bonne pente», assure Raphaël Kiesele. Le directeur général affiche son optimisme d'autant qu'après le centenaire, en 2013, la quatrième génération prendra la présidence de l'entreprise familiale. Catherine Adam passera le flambeau à sa fille, Aude Adam, actuellement responsable du magasin et du développement commercial.

Dragées Adam



(Herrlisheim) Directeur général: Raphaël Kiesele 35 salariés Chiffre d'affaires 2011: 5,3millions d'euros 03 89 49 31 35

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