La Fédération des Promoteurs Immobiliers de Bretagne redoute une chute des investissements immobiliers dans certaines parties de la région. Véronique Bléas-Moncorps, présidente de la FPI Bretagne alerte sur les failles du projet de loi Duflot: «ce dispositif immobilier, qui doit remplacer le Scellier, est bien, mais il est déséquilibré dans la région». Tel quel, le projet ne concernerait que trois territoires, classés en zone B1: Rennes Métropole, Saint-Malo et Dinard. Les communes sont en effet classées en cinq zones depuis 2003, afin d'identifier celles qui sont éligibles aux dispositifs en faveur de l'investissement locatif: A bis pour Paris et les zones très tendues, A pour l'Ile-de-France et PACA, B1 pour les grandes métropoles (dont Rennes), B2 pour les secteurs tendus des plus petites agglomérations (comme Saint-Brieuc, Vannes, Auray, Quimper-Fouesnant, Brest, Lannion), et C pour le reste des communes. Or, le dispositif Duflot ne s'appliquerait qu'aux zones B1 et plus aux zones B2 comme cela était le cas pour le Scellier. «Si les avantages baissent dans ces zones B2, cela va provoquer une chute des investissements dans ces zones qui en ont pourtant besoin, considère Véronique Bléas-Moncorps.
- 2.000 emplois dans le BTP
Les investisseurs, qui représentent 50% des ventes sur un programme de 100 logements, vont fuir les zones B2, pour investir en zone B1. La moitié des ventes en contrats de réservation n'auront pas lieu et nous ne pourrons pas réaliser ces constructions en B2 car les banques nous les refuseront...». Selon les estimations de la FPI, pour 1.000 logements non construits, ce sont 2.000 emplois qui sont perdus dans le BTP en Bretagne. «Nous sommes inquiets pour le secteur du bâtiment si le projet reste en l'état».
Immobilier Le dispositif Duflot doit remplacer le Scellier en 2013. Mais le zonage exclut 95% du territoire breton. Les promoteurs craignent une fuite des investisseurs.



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