Développement économique : Nouvelle stratégie pour l'agglo
# Conjoncture

Développement économique : Nouvelle stratégie pour l'agglo

Schéma Internationalisation des entreprises, innovation, transmission/création et GPEC seront au coeur du plan discuté entre élus et acteurs économiques.

Parallèlement à sa démarche de marketing territorial (lire plus haut), Rennes Métropole engage actuellement le processus de construction de sa nouvelle stratégie en matière de développement économique. À l'instar de ce qui avait déjà été entrepris en 2005-2006, l'agglomération va mobiliser l'ensemble des élus et des acteurs économiques du territoire, dont les chambres consulaires, l'union patronale et les branches. Objectif: «aboutir à fin 2012 à un document stratégique, un peu comme un schéma directeur», explique Gwénaële Hamon, vice-présidente de Rennes Métropole en charge des questions économiques.






Processus de soutien: «Pas une révolution»

Changement notable par rapport à l'ancien plan - encore actif: «On va essayer de travailler non plus par filière mais par processus», précise l'élue. En clair, tout en poursuivant son travail sur des axes stratégiques comme le véhicule vert ou l'ingénierie culinaire, Rennes Métropole veut s'atteler aux questions de l'internationalisation des entreprises, l'innovation, la transmission-création, ou encore la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Dans tous ces domaines, «on ne s'interdit pas de revoir nos dispositifs. Mais on sera davantage sur une relecture qu'une révolution dans nos processus de soutien», confie Gwénaële Hamon. Objectif par ailleurs avoué de la démarche: «améliorer la visibilité de stratégie globale. Il y a un enjeu de communication pédagogique.» En attendant ce nouveau schéma, Rennes Métropole s'attelle aujourd'hui à jongler avec des dossiers lourds comme l'avenir du site de PSA, la tension sur les recrutements dans les TIC - portés par une bonne conjoncture - ou encore les grands chantiers comme la LGV et le métro. Sur ce point, «nous prévoyons une montée en charge à partir de la fin de l'année, indique Gwénaële Hamon. Ce sera une bouffée d'oxygène pour un certain nombre d'entreprises, notamment des TP.»
Une croissance qui, comme pour les TIC, va générer des besoins forts en terme d'emploi. «On travaille sur l'anticipation des besoins en compétence», souligne celle qui préside par ailleurs la Maison de l'emploi (MEIF). Avec, en ligne de mire, «la possibilité pour nous de mobiliser des publics éloignés de l'emploi, en travaillant avec eux sur un parcours.»

Passeport compétences et clauses d'insertion
Pour ce faire, l'agglo compte mettre en place un "passeport compétences", à l'image de celui imaginé par Autéo dans le secteur automobile. «C'est permettre à des personnes de se dessiner un parcours sur plusieurs années.» Dans la même veine, une charte sur les clauses d'insertion dans les futurs appels d'offres des grands chantiers doit être signée ce mois-ci entre acteurs publics et privés. «C'est une ambition collective autour des clauses sociales. L'objectif est de réserver 5% des heures travaillées aux clauses d'insertion», explique l'élue. Et d'annoncer la mise en place par Rennes Métropole d'une équipe dédiée. «Elle aidera à l'écriture des marchés publics et accompagnera les entreprises dans l'intégration des personnes en insertion.»

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