Sept pôles "très performants" et trois "performants": Le rapport d'évaluation rédigé par un consortium de cabinets indépendants (Erdyn, Technopolis et Bearing Point) et remis cet été au gouvernement est extrêmement élogieux pour les pôles de compétitivité de Rhône-Alpes. «Les notes sont confidentielles, mais nous avons le sentiment d'être dans le haut du panier des vingt pôles français "très performants"», lance Bruno Allenet, vice-président d'Axelera, le pôle spécialisé dans la chimie et l'environnement. «Cette évaluation nous classe dans le top cinq des pôles français. La seconde source de satisfaction, c'est que nous venons d'obtenir le label européen Gold cluster organisation management excellence. Seuls neuf clusters en Europe ont ce label», commente également Jean Chabbal, délégué général de Minalogic, le pôle des micro nanotechnologies et systèmes embarqués. Capacité à fédérer La maturité des pôles et leur capacité à fédérer le monde de la recherche et celui de l'entreprise pour faire émerger des projets de R & D sont au coeur de la réussite des pôles rhônalpins. «Minalogic a réussi à créer un véritable réseau d'acteurs pour monter des projets de R & D.Un réseau qui associe les grands groupes, les PME et la recherche publique. Notre force c'est d'avoir structuré un écosystème d'innovation», confirme Jean Chabbal. S'il ne fait pas de doutes que les pôles de compétitivité rhônalpins sont de formidables usines à projets, il semble toutefois plus difficile de quantifier les retombées technologiques et surtout économiques de ces projets. C'est en tout cas le petit bémol évoqué à la fin du rapport d'évaluation rendu par le consortium de cabinets indépendants et qui fait aujourd'hui la différence entre un pôle "performant" et un "très performant". C'est aussi sur ce point que demeure en suspens la question du financement des pôles.
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