Dépense publique: le juste prix

Dépense publique: le juste prix

Les deniers publics sont un bien trop précieux

par les temps qui courent pour être dépensés à la légère. Aussi, Vincent Feltesse a-t-il saisi l'Autorité de la concurrence concernant les marchés de la troisième phase du tramway. Il soupçonne d'entente les trois groupements qui ont répondu à l'appel d'offres et qui ont proposé des prix environ 15% supérieurs aux estimations. Pour l'édile métropolitain, il s'agit tout autant de payer ce qu'il estime le juste prix que d'instaurer, il l'admet, «un bras de fer» avec les entreprises qui espèrent décrocher d'importants contrats publics. Déjà, en juillet dernier, la Cub s'était attaquée à la délégation de service publique attribuée à la Lyonnaise des eaux pour la distribution d'eau et l'assainissement. Le retour en gestion directe avait été voté pour 2018. Accordons à Vincent Feltesse la louable intention de maîtriser les dépenses métropolitaines. Et encourageons-le à aller plus loin. Lors de ses voeux à la presse, le 19janvier, le président de la Cub a admis son échec au sujet de la collecte des déchets en centre-ville: «Ca ne marche pas». Ici aussi il s'agit d'une délégation de service public. Pourquoi ne pas réclamer aux salariés qui ramassent les ordures de faire les heures pour lesquelles ils sont payés? À Bordeaux, comme dans la plupart des grandes villes, la "tradition" du fini-parti permet aux éboueurs de rentrer chez eux sitôt la tournée achevée. La conséquence est connue: les bennes se transforment en Formule1 et les horaires deviennent "élastiques". Une nouvelle source d'économie en perspective?

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