Une note de la Banque de France souligne qu'au deuxième trimestre 2009, les banques continuaient de resserrer leurs critères d'attribution des crédits aux entreprises, surtout aux PME, dans des proportions toutefois «bien plus limitées» qu'au cours des trimestres précédents. Pour le troisième trimestre, la BDF estimait que ces critères d'octroi resteraient «globalement inchangés» pour les crédits aux PME, mais seraient «légèrement assouplis» pour les grandes entreprises. Les banques ont fait état, au deuxième trimestre, d'une moindre baisse de la demande de crédits qu'au trimestre précédent. «Selon elles, les besoins de financement liés à l'investissement et aux opérations de fusions-acquisitions ont été plus soutenus qu'au premier trimestre. De plus, le financement des opérations de restructuration de dettes aurait dynamisé la demande de crédit des entreprises au deuxième trimestre», explique la BDF. Pour le troisième trimestre, les banques tablaient sur une nouvelle atténuation de la baisse de la demande de crédit. En dépit de cette détente relative, les chefs d'entreprise déplorent encore la «frilosité» des banques et redoutent de joindre des bilans dégradés à leurs demandes d'accompagnement financier. «Les banques doivent s'engager aux côtés des entreprises dans les projets raisonnables. Reste que le concept de ?projet raisonnable ?diffère grandement entre les banquiers et les dirigeants», explique Denis Cassel, secrétaire général de l'Union des Entreprises 35.
Demande de crédits : Un redémarrage relatif
Par
la rédaction
Publié le
2 min de lecture