Lundi 31 mars 2025, les membres du conseil d’administration de Le Mans Université ont élu dès le premier tour une nouvelle présidente, Delphine Letort. Elle succède à Pascal Leroux. Son mandat est d’une durée de quatre ans. L’intéressée y est professeure des universités depuis 2017 et a endossé différentes fonctions administratives et pédagogiques, dont la direction de laboratoires et programmes de recherches en langues et sciences humaines. Elle est titulaire d’un doctorat en études anglophones obtenu en 2002 à l’Université Rennes 2.
Un lourd déficit à éponger
La nouvelle présidente prend ses fonctions dans "un contexte budgétaire critique". "Sa priorité est de conduire un audit interne rigoureux pour élaborer, avec les personnels, un plan d’action partagé permettant un retour à l’équilibre dans les meilleurs délais", indique la communication de l’université.
Le budget prévisionnel 2025 comprend un déficit prévisionnel de 2,07 millions d’euros. En 2024, le budget adopté présentait un déficit s’élevant à 1,3 million d’euros. Un projet présenté en décembre prévoyait un retour à l’équilibre sous quatre ans. Le projet de Loi de finances 2025 ne facilitera pas les choses, alors que pèse la suppression d’un milliard d’euros sur l’enveloppe nationale dédiée à l’Enseignement supérieur.
Delphine Letort entend trouver à la fois des solutions en interne, par une meilleure allocation des ressources, et à l’échelle institutionnelle, par un soutien renforcé du ministère de tutelle et des partenaires territoriaux.
Un travail collégial et entre établissements
C’est une gouvernance "fondée sur la collégialité, la transparence et le dialogue avec l’ensemble des composantes, laboratoires et services", que propose la nouvelle présidente. Elle souhaite notamment renforcer les partenariats avec le CNRS et l’Université d’Angers pour porter l’innovation.
Delphine Letort entend placer au cœur de son action "l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie sur les campus du Mans et de Laval et la lutte contre la précarité, tout comme la promotion de l’égalité femme-homme et la lutte contre toutes les discriminations".
L’université accueille 12 500 étudiants et emploie 1 250 personnes (équivalents temps plein), dont 670 enseignants et enseignants-chercheurs.