Elles sont d'abord apparues sur les étals du rayon traditionnel, à l'entrée du Super U de Seltz. Plébiscitées par les clients, les pâtisseries des Délices de Vaille, à Weyersheim, viennent de prendre possession du rayon libre-service du magasin, depuis le 1ermars. Le Leclerc de Rivétoile à Strasbourg, l'Alsacienne de restauration, ou encore Bretzel Burgard ont eux aussi décidé de proposer ces produits «haut de gamme» à la vente.
Courtisée par les supermarchés
Même si 50% de son chiffre d'affaires (800.000€ en 2008) est encore réalisé avec les boulangeries pâtisseries que possède son dirigeant, la petite PME de Weyersheim (11 salariés), courtisée par la grande distribution, a décidé de se lancer «doucement mais sûrement» dans ce créneau. «Malgré un prix de vente plus élevé, nos produits se vendent bien. Ils sont plus chers car 100% artisanaux, réalisés de A à Z dans notre laboratoire par huit artisans qualifiés, à partir de matières premières alsaciennes. Les gens veulent retrouver des produits authentiques dans leur assiette», analyse Sébastien Vaille, qui confie que d'autres supermarchés viennent le démarcher. «Mais je veux maîtriser notre croissance, afin de préserver la qualité de nos produits. Un supermarché en plus dans notre portefeuille client, c'est un emploi supplémentaire au laboratoire. L'idée est de développer notre partie vente en supermarché, mais à notre rythme».
Doubler le chiffre d'affaires
L'année dernière, Sébastien Vaille a investi 150.000€ en matériel. Et a recruté une responsable qualité, en charge de la traçabilité et de l'hygiène. Pour 2009, l'objectif est de doubler le chiffre d'affaires. Le dirigeant prévoit notamment de racheter deux magasins sur le secteur, «pour développer notre chiffre d'affaires pâtisserie en interne». En parallèle, afin de développer Histoire de Pains dans le grand Est, il prévoit aussi de franchiser des boulangeries volontaires. Quatre ouvertures en franchise sont prévues cette année, qui s'ajouteront aux quatre existantes, à Mulhouse et Metz.
La petite PME de Weyersheim exploite avec succès le filon de la grande distribution, où ses pâtisseries haut de gamme se vendent... comme des petits pains.