Une personne en fauteuil roulant, non voyante ou sourde qui va être à l'origine de lourds investissements en aménagement de poste et dont on s'interroge sur le niveau de rentabilité et d'absentéisme. En matière de handicap, les poncifs sont tenaces. La réalité est tout autre, comme le rappelle Corinne Corbel, responsable de la Mission handicap de Kelly Services: «80% des handicaps ne sont pas visibles, moins de 4% des personnes handicapées sont en fauteuil roulant et 90% des travailleurs handicapés n'ont pas besoin d'aménagement de poste». À partir d'un certain seuil, diabète, mal de dos ou arthrose peuvent ainsi donner lieu à une reconnaissance de travailleur handicapé. D'autre part, le recrutement d'une personne handicapée n'est pas forcément synonyme de surcoût pour l'entreprise. L'Agefiph peut ainsi prendre en charge tout ou partie des éventuels investissements nécessaires à l'intégration d'une personne handicapée. En outre, l'entreprise reçoit automatiquement en cas de recrutement en CDI ou CDD d'au moins six mois 1.600€ et fait baisser sa contribution Agefiph. Plus globalement, une enquête de Louis Harris réalisée en 2005 montre que 93% des entreprises employant des personnes handicapées sont satisfaites de la situation et que 82% des salariés estiment que leurs collègues handicapés «possèdent les mêmes qualités» et sont «aussi performants» que l'ensemble des équipes.
Les deux clichés les plus courants: la personne handicapée va plomber la compétitivité et causer de lourds investissements.