À partir de combien de millions d'euros évaporés suite à des décisions politiques un élu est-il discrédité ? Prenons un exemple au hasard : Ségolène Royal. Selon un audit indépendant, l'ex- région Poitou-Charentes, qu'elle a présidée entre 2004 et 2014, est endettée à hauteur de 450 millions d'euros, dont 56 M€ de prêts structurés à très haut risque, a laissé 132 millions d'euros d'impayés et a garanti pour 100 millions d'euros d'emprunts. Face à des faits aussi graves, que fait la ministre de l'Écologie ? Elle menace de poursuites judiciaires les élus qui dénoncent sa mauvaise gestion ! On se pince pour y croire ! Circulez il n'y a rien à voir, débat interdit ! Devant les caméras de France3, Ségolène Royal se défend avec un argument massue : « C'est la réussite de mes politiques en Poitou-Charentes qui dérange ». Est-ce l'habitude de jongler avec des millions d'euros (qui ne sont pas les siens) qui fait perdre à Ségolène Royal la notion de l'argent ? Après tout, l'ardoise qu'elle laisse en Poitou-Charentes est toute relative, comparativement à sa décision d'abandonner l'écotaxe, qui se chiffre à près d'un milliard d'euros. À la place des partisans de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, je m'inquiéterais sérieusement. Ceux-ci avancent qu'en cas d'abandon du projet, l'État devra verser au minimum 450 millions d'euros à Vinci. Mais une telle somme ne devrait pas effrayer la ministre de l'Écologie... @email Twitter :@YannBuanec
De l'Ecotaxe à Poitou- Charentes : une gestion Royal
Par
Yann Buanec
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