Croissance externe en Allemagne pour le Girondin Dal'Alu

Croissance externe en Allemagne pour le Girondin Dal'Alu

Avec 150 franchisés, le Girondin Dal’Alu, spécialiste de la gouttière en alu, est leader sur ce segment de marché encore largement dominé par le zinc. L’entreprise vient de racheter une société allemande spécialiste des panneaux isolants, sa première opération de croissance externe à l’export.

Le long de l’autoroute qui mène à Toulouse, du côté de Saint-Médard d’Eyrans, on ne voit que lui: l’immense entrepôt Dal’Alu. L’entreprise familiale, créée en 1982 par Jean-Pierre et Marie-Françoise Micouleau, a inauguré le site il y a maintenant deux ans pour regrouper sous un même toit l’ensemble de ses activités girondines jusque-là dispersées sur plusieurs sites.

La gouttière fabriquée directement sur le chantier
Dal’Alu est une franchise spécialisée dans les gouttières en aluminium. Les fondateurs ont importé en France un concept venu des États-Unis. Le principe est simple: une machine installée dans le véhicule de l’artisan, forme à partir d’une bobine d’aluminium, le profil de la gouttière directement sur place, à la longueur demandée sans soudure ni joint et dans plus de 20 couleurs différentes. "Mes parents ont développé un concept global qui inclut la fabrication de l’aluminium, l’équipement et l’installation, explique Jean-Baptiste Micouleau, qui a repris les rênes de l’entreprise avec son frère Jean-François en 2007. À Saint-Médard d’Eyrans, nous transformons l’aluminium, environ 3.000 tonnes par an, et nous fabriquons les accessoires. Une soixantaine de personnes travaille sur le site. Cette production est ensuite vendue aux franchisés. Nous disposons également d’un autre site, plus petit, à Valence».

150 franchisés en France
Actuellement Dal’Alu compte 150 franchisés en France, 10 dans les Dom-Tom et une vingtaine de partenaires à l’export principalement en Allemagne. "Nos franchisés ne paient pas de droit d’entrée, seulement une redevance de 4% sur les achats, précise Jean-Baptiste Micouleau. Ils bénéficient d’un soutien logistique et de moyens en communication. Souvent les franchisés sont des professionnels du bâtiment qui font aussi de la couverture. Mais nous avons aussi beaucoup de personnes en reconversion." Le réseau réalise environ 60millions d’euros de chiffre d’affaires.
Outre les gouttières en aluminium, qui représentent 75% du chiffre d’affaires de Dal’Alu, l’entreprise s’est diversifiée et propose une gamme de produits connexes: habillage des avancées de toits, couvertures (tuiles, écailles et joint-debout) volets battants isolants…

Croissance externe en Allemagne
Des produits fabriqués par des sociétés "sœur". "Dal’Alu appartient au groupe Aramis, la holding familiale, précise le P-dg. Aramis détient plusieurs autres entreprises comme Isosta à Sens (89) qui fabrique des volets et de l’isolation extérieure ou Advantop, à Pertuis (84) qui fabrique des panneaux isolants pour les vérandas. Nous avons entrepris cette diversification il y a une dizaine d’années, essentiellement par croissance externe. Nous venons d’ailleurs de procéder à deux nouvelles acquisitions. Fin 2014 nous avons racheté l’Émaillerie alsacienne, une filiale de Saint-Gobain qui produit des panneaux de façades. Et tout dernièrement, nous avons réalisé notre première opération de croissance externe à l’export en rachetant une entreprise berlinoise spécialisée dans les panneaux isolants. Elle emploie une vingtaine de personnes et réalise 5millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette entreprise a des marchés à l’export notamment dans les pays de l’Est, ce qui va nous permettre d’établir des synergies et d’attaquer ces marchés."

Innover
Au total la holding Aramis représente 100 millions d’euros de chiffres d’affaires, 10 sites et 350 personnes. "La gouttière reste notre spécialité et Dal’Alu la marque phare mais nous devons nous diversifier et aussi innover pour rester dans la course, ajoute le P-dg. Nous avons d’ailleurs un service R & D dirigé par mon frère au sein duquel travaillent quinze personnes. Cette année nous lançons un nouveau produit : les couvertines en continu pour nous adapter à la demande. En effet la mode est de plus en plus au toit plat."