Crise : Le Libournais refuse de tomber dans la psychose
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Crise : Le Libournais refuse de tomber dans la psychose

La CCI de Libourne a réuni, le 3décembre, les établissements bancaires de son territoire pour faire le point sur la crise financière actuelle. Les banquiers ont affirmé qu'ils ne réduisaient pas leurs encours.

«Arrêtons de dire que les banquiers durcissent leur attitude». Pour Yves Ratel, président de la chambre de commerce et d'industrie de Libourne, «si les encours progressent moins rapidement que ce qui était programmé, en revanche, leur niveau ne diminue pas». Pour faire le point sur la crise actuelle, Yves Ratel avait invité les représentants des banques du libournais, le 3décembre, à la CCIL. Ceux-ci ont dialogué avec Antoine Prax, sous-préfet de Libourne, Marianne Bocquet, présidente du tribunal de commerce de Libourne, Louis Daniel, directeur des services fiscaux de la Gironde et Laure Corazza, chargée d'affaires court terme Oséo.




Crise psychologique

Les intervenants ont refusé de tomber dans le catastrophisme. «Si la crise financière du capitalisme spéculatif est réelle, le capitalisme de travail ne connaît pas encore de situation dramatique», a souligné Yves Ratel. Pour appuyer ce point de vue, Laure Corazza a indiqué qu'à fin novembre, «sur les 124 dossiers aquitains transmis au médiateur du crédit, pas un ne vient du libournais». Pour Louis Daniel, «la crise ne date pas de l'automne, mais de plusieurs mois auparavant. Mais les services fiscaux n'ont pas enregistré de signes de difficultés majeures pour l'instant». «La crise est avant tout psychologique, considère Yves Ratel. 53% des entrepreneurs du libournais considèrent que la situation va s'aggraver dans les mois qui viennent». Ont-ils tort? Selon le président de la CCIL, trois PME de plus de 50 salariés ont fait part à ses services de grandes difficultés à prévoir à partir de janvier.




Cellule crise CCIL: 05.57.25.42.42

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