Crise : Le consommateur s'adapte
# Distribution # Conjoncture

Crise : Le consommateur s'adapte

La consommation reste atone et ne devrait pas redécoller avant que la confiance revienne. En clair, quand le chômage s'inscrira franchement à la baisse.

«La consommation est en berne. Nous ne sommes pas dans une phase de consommation confiante», constate Yves Petitpas, président de Système U Ouest, deuxième enseigne régionale derrière Leclerc. Les hypermarchés semblent les plus affectés avec une baisse moyenne du panier moyen de 0,7% par rapport à 2008, où celui-ci était de 46€ dans les Hypers U.Un recul modeste qui recouvre de grandes disparités liées au comportement des consommateurs. «La part alimentation est restée stable, même si le consommateur se détourne des produits trop typés marketing pour se reporter sur les marques de distributeurs mais aussi sur le bio et l'équitable», souligne Yves Petitpas. D'autres produits désormais considérés comme ?nécessaires ?comme la téléphonie mobile résistent également bien. C'est en revanche au détriment des produits jugés ?non-nécessaires ?que le consommateur réalise ses arbitrages. Le secteur habillement a ainsi particulièrement souffert, peu aidé par les conditions météo. Yves Petitpas relève par ailleurs une «baisse des prix sur l'ensemble des produits». Reste que le secteur continue encore à susciter les appétits. Système U se félicite ainsi d'avoir ainsi gagné 2,5% de clients dans ses hypermarchés avec une augmentation de 0,2% de ses parts de marché.




«Noël sera bon»

Le secteur vivrait, selon un récent dossier de nos confrères du Télégramme, une ?crise de la quarantaine?. Pour Yves Petitpas, c'est plutôt l'aboutissement d'un «équipement mature» où les hypers «géants», contraints à une offre très étoffée dans tous les rayons, sont pris entre les feux des grandes surfaces spécialisées et les généralistes de plus faibles surfaces qui mettent surtout en avant leurs rayons alimentaires et de produits nécessaires. S'appuyant sur son expérience, Yves Petitpas fait le pari que «Noël sera bon». Mais il n'entrevoit pas de réelle reprise dans son domaine avant «fin 2010-2011.» «L'emploi est la clef de tout, car il entraîne la confiance, donc la prospérité», conclut-il.

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