Quelques lueurs d'espoirs s'allument. Mais beaucoup d'indicateurs sont négatifs. Le Crédit Agricole du Morbihan, qui présentait ses résultats semestriels le 25mars, encaisse les effets de la crise financière. Baisse de 20% des encours titres à 726M€, - 16% pour les crédits aux entreprises (140M€), - 17% pour les crédits consommation (113M€) ou - 16% pour les crédits à l'habitat (495M€). Certes, l'encours total de la collecte est stabilisé à 8,5M€. Mais le produit net bancaire a reflué de 16,5% à 188,2M€ et le résultat brut d'exploitation s'enfonce de 34,9%, à 67,2M€. «Notre activité crédit, collecte, vente de services est restée à peu près stable mais la fructification de nos fonds propres n'a pas apporté les fruits habituels», remarque Christian Talgorn, président. «Avec des taux d'intérêt inversés, nous n'avions pas de marge de transformation», ajoute Hubert Brichart, directeur général. «Nous affrontons après tout une baisse de 20% dans un contexte où certains s'arrêtent carrément.»
Bonnes nouvelles
L'une des bonnes nouvelles, c'est la percée sur les livrets A, naguère chasse gardée de la Caisse d'Épargne. 50.000 livrets ont été ouverts depuis le début de l'année, permettant une collecte de 50M€ et même de 150M€ l'an dernier. L'agriculture et l'agroalimentaire s'imposent comme des valeurs sûres voire refuges pour la banque leader du département. Les crédits à l'agriculture ont ainsi progressé de 24% (158M€). En dehors des restructurations de Doux et Dandy, «prévues depuis longtemps», selon Hubert Brichart, «le tissu agroalimentaire a plutôt été épargné par la crise en 2008.Que ce soit le groupe Glon ou les coopératives, tous ont amélioré l'outil. Nous avons accompagné le développement de la Cecab en Russie et en Hongrie ou d'Evialis au Brésil.»
La crise financière est loin d'épargner le Crédit Agricole. Le leader bancaire du Morbihan se préserve grâce à l'agroalimentaire.