Création : La mini entreprise s'invite à l'école
# Conjoncture

Création : La mini entreprise s'invite à l'école

Concept en vogue dans les collèges, la création d'une mini-entreprise amène les élèves à goûter au monde du travail et à son organisation.

L'école industrielle de Rouen (EIR) frémit à un mois tout juste de son rendez-vous avec les autres établissements Normands ayant dit «oui» à la mini-entreprise. C'est l'association Entreprendre pour Apprendre présidée par Émilien Lefranc, par ailleurs représentant régional de la CGPME, qui a initié ce projet. But de l'opération: permettre aux jeunes de se confronter aux problématiques de l'entreprise avec pour objectif de réaliser un projet prêt à la vente. Au sein de l'EIR, c'est Suneleec qui a vu le jour. Conduit par un aréopage de professeurs et un parrain entrepreneur, Christophe Laguerre, la classe concernée est une première Bac Pro Électrotechnique qui s'est fixée pour objectif de construire un chargeur solaire pour téléphone portable ou appareil photo numérique. Une enveloppe d'actions a été mise en vente afin de rassembler un capital de départ et d'intéresser les parents d'élèves au projet. Car comme toute entreprise, Suneleec a un compte en banque, auprès du Crédit Agricole, partenaire de l'opération, et doit payer ses fournisseurs. «Chaque poste de l'entreprise est occupé par un élève selon ses compétences», explique Lydie David, la directrice de l'école. Robin Navasse est pdg, Florian Barbaray est directeur financier, tandis que Florentin Lemercier gère le service technique; en tout 6 élèves sont aux postes clés encadrés par leurs professeurs. Le grand oral se tiendra lors du championnat régional au parc des Expositions de Rouen le 4avril prochain et qui verra dix-huit mini-entreprises s'affronter pour désigner le projet le plus abouti et le mieux géré, sous l'oeil avisé de la CGPME.



Gaël Lecoeur

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