Loire
Corona Étanchéité entre dans le giron du francilien Batibig
Loire # Bâtiment # Fusion-acquisition

Corona Étanchéité entre dans le giron du francilien Batibig

S'abonner

Vingt ans après avoir repris Corona Étanchéité, Benoît Fabre a décidé de céder l’entreprise de Saint-Chamond, dans la Loire, au groupe francilien Batibig. Une cession dans la continuité puisque l’actuel directeur général Jean Fressinet reste aux manettes.

À gauche, Benoît Fabre a choisi de céder ses parts à Batibig. Son associé et directeur général, Jean Fressinet, conserve 7 % du capital et la direction de l’entreprise de Saint-Chamond — Photo : Gilles Cayuela

Corona Étanchéité (30 salariés ; 6 M€ de CA en 2025) change de mains. Vingt ans après sa reprise par Benoît Fabre, le spécialiste ligérien de la pose, de la maintenance et de l’entretien de l’étanchéité des toits et des bardages complexes vient d’être cédé au groupe francilien Batibig.

Créé en 2005 par Charles et Justin Bignon, Batibig est spécialisé dans la rénovation, l’entretien et le dépannage des bâtiments. Il compte aujourd’hui 90 sociétés — dont une quarantaine d’acquisitions sur la seule année 2025 — et quelque 1 500 salariés pour un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros sur le dernier exercice.

Un adossement dans la continuité

Arrivé à l’âge de 60 ans, l’ancien président du Medef — qui occupe aujourd’hui les fonctions d’adjoint au maire de Saint-Chamond, délégué aux finances et à la stratégie économique, et de délégué aux relations avec les entreprises à Saint-Étienne Métropole — a décidé de céder ses parts mais pas sans s’assurer d’une certaine continuité. "C’est un adossement dans la mesure où mon directeur général et associé reste à son poste et conserve 7 % du capital", précise Benoît Fabre.

Et d’ajouter : "Quand j’ai repris Corona Étanchéité, mon objectif était d’en faire une entreprise industrielle avec une belle équipe sur des marchés privés, un vrai business et un vrai fonds de commerce. C’est le cas puisque cela nous a permis d’être repérés par un certain nombre de grands groupes qui ont tenté de nous racheter".

Si plusieurs groupes se sont manifestés, c’est bien avec Batibig que Benoît Fabre a choisi de négocier. "On a la même culture, la même vision du développement du business et la même volonté d’amener du service en aidant nos clients à gérer leur patrimoine", justifie le dirigeant.

Un facteur d’accélération

Avec des clients en maintenance et service (50 % du CA) répartis sur toute la France, Benoît Fabre voit dans l’adossement de Corona Étanchéité à Batibig, "qui a des implantations dans tout le pays, un véritable facteur d’accélération".

Et ce notamment pour le réseau national d’étancheurs lancé par Corona Étanchéité à l’été 2024. Baptisé Eoxe, ce réseau vise à accompagner les plus gros clients de la PME de Saint-Chamond sur l’ensemble du territoire national dans la gestion de la maintenance de l’étanchéité de leur patrimoine bâti.

"Ce réseau est en pleine accélération. Il compte six partenaires indépendants en PACA et Rhône-Alpes et son développement se poursuit en ciblant notamment les zones de Paris et de la Bretagne, suite à la demande de nos clients", indique Benoît Fabre. Et d’ajouter : "Batibig a validé ce modèle. Après, ce sont eux qui détermineront en fonction des zones à couvrir si le développement de cette activité de maintenance se fait avec de nouveaux partenaires où avec des entreprises de Batibig".

Des complémentarités évidentes

En 2025, Benoît Fabre nous avait confié qu’il comptait sur le déploiement de ce réseau Eoxe pour "atteindre 25 millions d’euros de chiffre d’affaires sous 2 à cinq ans". C’est désormais à Batibig de s’assurer du bon déploiement de cette stratégie de croissance avec, selon Benoît Fabre une évidente "complémentarité des offres, complémentarité territoriale et une même culture autour du service et de la gestion patrimoniale des bâtiments".

Loire # Bâtiment # Fusion-acquisition
Fiches entreprises
Retrouvez toutes les informations sur les entreprises BATIBIG 3, BATIBIG 2, CORONA ETANCHEITE