Cordemais : Bruno Retailleau est inquiet pour l'avenir de la centrale thermique EDF

Cordemais : Bruno Retailleau est inquiet pour l'avenir de la centrale thermique EDF

Selon le président du conseil régional des Pays de la Loire Bruno Retailleau, la centrale thermique EDF de Cordemais serait menacer par une décision de l'Etat.

Selon le président du conseil régional des Pays de la Loire Bruno Retailleau, le Ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, Ségolène Royal, s'apprêterait à " sacrifier " la centrale EDF de Cordemais alors que, récemment, le Premier Ministre Manuel Vall avait confirmé la pérennité du site et en particulier de ces deux tranches charbon.

Pour mémoire, en avril, les élus régionaux avaient voté à l'unanimité un vœu contre la fermeture totale de la centrale de Cordemais. Le Président du département Philippe Grosvalet avait, pour sa part, adressé un courrier au Premier Ministre qui avait répondu que le projet de fermeture anticipée ne concernait que les tranches fonctionnant au fioul.

En effet, l'Etat envisagerait , à l'horizon 2023, de s'orienter vers une sortie du charbon ce qui impliquerait une fermeture des centrales.

Bruno Retailleau, qui juge cette décision " incohérente, incompréhensible et inadmissible ", rappelle qu'EDF a investi 350 millions d'euros dans la modernisation des tranches fioul de la centrale de Cordemais au titre de son " plan charbon 2035 ", que 1.000 à 1.500 emplois directs et indirects dépendent de la centrale de Cordemais qui génère par ailleurs plus de 20 millions d'euros de fiscalité via ses tranches charbon et enfin que le port de Nantes Saint-Nazaire, déjà fragilisé, dépend largement du trafic énergétique.

L'élu ligérien somme donc l'Etat d'exprimer sans ambiguïté sa position vis à vis de l'avenir de la centrale de Cordemais.