À la tête depuis 2005 des établissements Poillong à Plancoët, Bernard Departout n'avait pas ressenti le besoin, lors du rachat, de changer le nom de l'entreprise. « C'était une marque connue et reconnue, je n'allais pas faire la révolution pour faire la révolution. »
Des problèmes de recrutement
Le mois de mai 2015 marque pourtant un tournant dans sa réflexion. « Nous avons de plus en plus de mal à recruter des profils qualifiés sur des postes de techniciens d'usinage, d'opérateurs sur commande numérique. C'était devenu un véritable handicap car cela freinait notre développement commercial. Faute de main-d'oeuvre, je devais régulièrement me résigner à refuser des projets. Il était nécessaire de réagir car, après avoir plus que doubler le chiffre d'affaires en 10 ans, pour atteindre 2,6 millions d'euros, nous commencions à stagner. » Située à la sortie de Plancoët, direction Dinan, la société Poillong bénéficie d'une visibilité pourtant importante. « Mais même les kakémonos que l'on a pu mettre sur le rond-point ou les annonces parues dans les journaux n'ont solutionné le problème. L'idée de changer de nom a doucement germé. »
Un travail important sur l'image
Bernard Departout se rapproche de l'agence Padam pour mettre en musique son idée. « Nous avons travaillé ensemble pendant six mois pour arriver à ce résultat final aujourd'hui. Coraxes est un nom empreint de modernité qui doit nous permettre d'améliorer notre attractivité. » À la nouvelle appellation est lié un certain nombre de changements en terme d'images. « Nous sommes passés de la couleur verte au violet rosé. Un site web dédié a été mis en ligne. Il doit valoriser au mieux nos activités, nos métiers, notre statut de fournisseurs de rang 2 pour des secteurs à forte valeur ajoutée comme l'automobile, l'aérospatial, le médical, etc. Ma collaboration avec une agence comme Padam se devait d'être globale avec une réelle attente sur les retombées dans les mois à venir. » Il faut dire qu'au travers une politique régulière d'investissement (entre 150.000 euros et 300.000 euros par an), Coraxes travaille aujourd'hui pour des grands donneurs d'ordre nationaux voire internationaux. « Il est toujours frustrant pour un chef d'entreprise d'être bloqué dans sa croissance. J'espère que cette nouvelle dynamique inversera ce sentiment. »
Coraxes
(Plancoët)
Gérant : B. Departout
22 salariés
Chiffre d'affaires 2015 : 2,6 millions d'euros
02 96 84 27 61
www.coraxes.com