Congé individuel de formation Peu utilisé dans les TPE
# Organismes de formation # Conjoncture

Congé individuel de formation Peu utilisé dans les TPE

Le Cif est un outil efficace pour sécuriser son parcours professionnel. Mais il reste marginal parmi les choix des salariés dans les TPE.

Selon le dernier baromètre Perspectives 2011 d'Agefos-PME, le Cif arrive loin derrière les demandes de périodes de professionnalisation ou de Dif. Avec seulement 1% des demandes dans les TPE de moins de dix salariés et 12% dans les entreprises de 10 à 499 salariés, il est en recul de quatre points par rapport à l'année précédente dans les deux cas. La loi de novembre2009 a facilité l'accès au Cif en supprimant l'obligation d'autorisation d'absence de l'employeur pour des formations hors temps de travail.




Démarche volontariste

«Le Cif reste un des derniers ascenseurs sociaux», souligne Rémi Lemaire, directeur du Fongecif Lorraine. Il requiert une démarche volontariste du salarié qui seul peut en faire la demande, avec des délais d'instruction de quelques semaines à quelques mois. Les motivations des demandeurs? «Le curseur a une grande amplitude, répond Rémi Lemaire. Il peut s'agir de projets de mobilité interne ou externe, de besoins de qualification ou de perfectionnement. Il peut y avoir des démarches très cohérentes vis-à-vis de l'entreprise, par exemple dans le cas de TPE qui n'ont pas les moyens de mettre des formations en place. Mais il peut s'agir de reconversions complètes. Nous avons ainsi financé une formation de maréchal-ferrant.» L'an dernier, le Fongecif Lorraine a établi 10.000 contacts dont 3.500 ont débouché sur des entretiens individuels avec l'un des huit conseillers du Fonds. Avant d'être soumis sous forme anonyme à la commission paritaire, un ensemble de paramètres est analysé quant à la situation du salarié, au coût de la formation et de prise en charge des salaires mais aussi à la cohérence du projet avec son porteur et aux priorités du FSPF et des accords de branche. Reste ensuite à obtenir l'approbation de la commission, qui est loin d'être automatique, selon que le salarié est en CDI ou en CDD. L'an dernier, en Lorraine, 56% des 1.492 dossiers CDI ont été acceptés contre 94% pour les CDD, pour lesquels, il faut souligner, le dispositif est moins mobilisé.




Refus de l'employeur: 8% seulement

Dans le cadre d'un appel à projet, la Région, les Opca et le Fongecif ont mis en place un dispositif de sécurisation avant même la fin des CDD pour pouvoir repositionner rapidement le salarié en fin de contrat sur le marché de l'emploi. Au total, le Fongecif Lorraine a débloqué l'an dernier 18millions d'euros pour des Cif mais aussi pour des bilans de compétence et des VAE. À noter que le refus de l'employeur n'entre que pour 8% dans les motifs d'abandon de projet.

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