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Comment la couverture de livre augmenté compte atteindre son premier million d'euros
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Comment la couverture de livre augmenté compte atteindre son premier million d'euros

Mise au point par la start-up The Covar, la couverture de livre augmenté pourrait bien rapidement conquérir le monde de l'édition et permettre à son inventeur, Adrien Piffaretti, de réaliser son premier million d'euro de chiffre d'affaires.

Spin-off du studio de développement interactif Avant-Goût Studio, The Covar a mis au point une innovation majeure : la couverture de livre augmenté. « C'est un procédé à la fois simple et très technologique. On déplie la couverture du livre et on s'en sert pour construire un support pour poser sa tablette. La couverture est équipée d'un miroir qui, via une technologie de reconnaissance 2D, couplée à une application, vient reconnaître la page du livre et proposer un enrichissement (prolongement de l'illustration, animation, quizz, etc.) », explique le fondateur de The Covar, Adrien Piffaretti.

Un concept qui a déjà fait ses preuves

La start-up stéphanoise, qui verra officiellement le jour courant novembre, a déjà co-produit avec la Rotonde et Universcience un premier ouvrage intitulé Esca'Pad à Madagascar. « On a réunit au total 100.000 euros pour mettre au point ce premier livre augmentée dont la fabrication sera achevée en mars. En attendant, pour démarrer le premier lot de fabrication et faire la preuve de notre concept, nous avons lancé une campagne de crowdfunding sur KickStarter. L'objectif de 10.000 euros de préventes est en passe d'être atteint », se félicite Adrien Piffaretti.

Ambitieux, le dirigeant de The Covar ne compte pas s'arrêter là. « Nous avons pour objectif de faire 25 livres en 2018. Cela représente environ cinq clients prêts à lancer leur collection. Après, en rythme de croisière, on espère arriver à 100 livres dans deux ans, soit un chiffre d'affaires d'un million d'euros », confie Andrien Piffaretti.

Une stratégie double

Pour parvenir à ce premier million d'euros de chiffre d'affaires, l'inventeur de la couverture de livre augmenté a défini une stratégie double. « Nous allons vendre The Covar en nom propre. La société que l'on va créer sera dédiée à la publication d'ouvrages. Parallèlement, nous vendrons aussi notre technologie en marque blanche auprès d'éditeurs pour qu'ils fassent leurs propres collections », expose Adrien Piffaretti.

Et d'ajouter : « Au salon du livre à Franckfort, nous avons eu de très bons contacts avec Oxford qui est par exemple intéressé par The Covar pour réaliser une collection de livres d'apprentissage de l'Anglais. Nous avons aussi été approchés par l'éditeur Allemand Carlsen ».

Une plafeforme pour réduire les coûts des éditeurs

Séduits par la couverture de livre augmenté, les éditeurs sont aussi pragmatiques. « Ils font des livres jeunesse avec 10.000 euros. Il est donc impossible pour eux de mettre 40.000 euros pour développer la partie numérique. C'est pour cette raison que nous sommes en train de développer une plateforme qui permettra aux éditeurs d'intégrer directement leur contenu et de réaliser leur livre augmenté sans avoir besoin de développements coûteux », explique le dirigeant.

Au final, le surcoût pour un livre augmentée ne dépassera pas 150% du montant de base pour un livre classique. « Un livre classique qui coûte 10.000 euros ne coûtera pas plus de 15.000 euros en version augmentée », conclut Adrien Piffaretti.

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