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Comment la Caisse d'Epargne Côte d'Azur imagine la banque de demain
Alpes-Maritimes # Finance # Innovation

Comment la Caisse d'Epargne Côte d'Azur imagine la banque de demain

Après avoir mis à contribution les étudiants, la CECAZ invite désormais les start-up à phosphorer sur la banque de demain via le Challenge Innovation Start-up.

Elles ont jusqu’au 4 juin pour définir la meilleure stratégie censée « améliorer l’expérience clients et collaborateurs pour être la banque utile de demain ». Un challenge lancé par la Digital Academy de la Caisse d’Epargne Côte d’Azur (CECAZ) qui après avoir fait phosphorer quelque 333 étudiants invite désormais les start-up à imaginer les nouveaux services digitaux bancaires et la façon dont ils peuvent s’intégrer dans une relation de proximité chère à la banque. Autrement dit, « comment offrir le meilleur de l’humain et du digital », résume Sophie Amoroz, directrice de la Digital Academy, ce tiers lieu dédié à l’open innovation où cohabitent un campus, un laboratoire et un incubateur, pour préparer la banque de demain.

Expérimentations

Après un processus de sélection de trois mois, trois prix seront décernés le 27 septembre prochain, dont deux ouvriront la voie à une expérimentation locale (prix Digital Academy) et nationale (prix 89C3, entité digitale du groupe BPCE). Car, dans cette Digital Academy, implantée à dessein au CEEI Nice Côte d’Azur afin de mieux intégrer et challenger l’écosystème azuréen, l’expérimentation, et donc le droit à l’erreur, est encouragée.

Depuis son lancement, en novembre dernier, cinq projets - bientôt six - issus de propositions internes au groupe, d’étudiants et de start-up, sont en cours d’expérimentation. Des projets plutôt orientés expérience client à l’instar de celui de la jeune pousse niçoise 53JS, dédié au parcours client en agence. Mais pas que. « Des solutions de formation originales et multiformes peuvent aussi être testées pour développer la culture et les compétences digitales de nos 1.700 collaborateurs, dont 96% ont effectué un diagnostic permettant à chacun d’évaluer ses axes de progression en la matière », reprend-elle.

Offres adaptées

Si la Digital Academy constitue la pierre angulaire de la stratégie d’innovation de la CECAZ, l’orientation de la banque vers le monde des start-up, « qu’elle connaissait finalement assez mal », se mesure aussi au travers d’une offre de services adaptés avec Néobusiness (accompagnement haut de bilan et financement), le dispositif Start-up Pass qui vise à simplifier la relation et la contractualisation (formalités simplifiées, délais de règlement réduits...) ou encore le lancement en mars, et c’est une première dans le secteur bancaire, de la plateforme d’open data du groupe BPCE sur des données liées à la géolocalisation des agences, le développement durable, les ressources humaines... Et Sophie Amoroz de conclure : « Pour travailler avec les start-up, il faut changer nos méthodes de fonctionnement et assumer une part de risque. C’est ce que l’on fait ». L’Alpha et l’Oméga d’une politique d’innovation, en somme.

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