Coca-cola entreprise : «Malgré la crise, nous poursuivons nos investissements»
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Coca-cola entreprise : «Malgré la crise, nous poursuivons nos investissements»

A la tête de Coca-cola entreprise France, le Lunévillois Jean-Pierre Bagard était à Nancy le 6mai.


Pourquoi ce déplacement en Lorraine?

Depuis mon arrivée au poste de P-dg (décembre2007, NDLR), j'essaie de faire le tour des 14sites de Coca-cola entreprise en France. Dont celui de Ludres où j'ai commencé ma carrière il y a 25ans. Le but est de rencontrer une partie des salariés. Et la presse car si nos marques sont très connues, l'entreprise ne l'est pas.


Que peut-on dire de Coca-cola entreprise en France?

Qu'elle apporte une contribution importante à l'économie française. Nous employons 2.500personnes sur 15sites, dont le siège social sur Paris, cinq usines (Dunkerque, Marseille, Toulouse, Clamart et Grigny) et sept directions commerciales régionales. Le tout pour un chiffre d'affaires de 1,8Md€. Depuis trois ans, nous sommes sur une croissance de 5% par an.


Et le site de Ludres?

C'est le siège de la direction régionale Est qui couvre 13départements, en Lorraine, Alsace, Franche-Comté et Bourgogne. Cette direction emploie 130collaborateurs et a versé une taxe professionnelle de 200.000€ en 2008. Nous y avons recruté neuf personnes l'année dernière et prévoyons cinq embauches pour 2009. La consommation de nos produits est élevée dans cette région qui représente 11% de notre CA.


Quelles sont vos perspectives pour cette année?

Malgré la crise, nous maintenons nos investissements, car nous avons confiance dans le potentiel du marché français. Depuis cinq ans, nous avons débloqué 260M€. En trois ans, nous avons recruté 350personnes. Nous sommes sur des produits plaisirs, qui ne sont pas trop touchés par la conjoncture. Sur la partie consommateurs, nous ne sommes pas trop impactés, car nos produits restent abordables. Mais nous sommes touchés à travers certains de nos clients, comme les supermarchés.


Pour quelles raisons?

Les consommateurs se sont orientés sur des formules de proximité, comme les hard discount ou les moyennes surfaces. Mais tout ce qui est hôtel-restauration souffre aussi. Sauf les fast-foods ou les enseignes proposant des menus à bas prix, qui voient même leur fréquentation augmenter. Tout comme les cinémas. Nous restons là dans de petits plaisirs pas chers.

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