Dédié à la promotion de la France sous ses aspects touristique, gastronomique et immobilier, le 8e salon France Show s'est tenu à Londres du 9 au 11janvier dernier. Pour la première fois, les entreprises du Beaujolais étaient présentes, sous forme collective grâce à la mobilisation du Cluster Beaujolais. 19 entreprises de tourisme (hôtels, chambres d'hôtes, domaines viticoles, sociétés de loisirs et de transports...) ont participé à cette opération collective, soutenue par l'État, Interbeaujolais et la CCI du Beaujolais (près de 40% de financement public). «Le cluster s'est fixé des obligations de résultats: c'est un espace collaboratif de travail qui n'a qu'une couverture institutionnelle», souligne Pascal Danger, secrétaire général de la CCIB. Pour ces entreprises, souvent à capitaux étrangers, l'ouverture à l'international est naturelle. Ce qui l'est moins, c'est de promouvoir leurs activités de façon groupée. Or, avant même la tenue du salon, elles avaient commencé à bien travailler ensemble pour réaliser une plaquette commune et apprendre à se connaître, les unes devant être capables de vanter les mérites des autres en se relayant sur le stand commun. La plaquette a été éditée en nombre suffisant pour continuer l'action après le salon. En plus de la promotion du tourisme, le Cluster Beaujolais travaille sur d'autres projets: la culture du chanvre, la fabrication de jus de raisin, sur du gamay ou d'autres cépages, l'approche multiculturelle via une association d'étudiants étrangers, l'émergence d'un pôle de communication et de relations presses accessible aux petites entreprises et adapté à leurs besoins...
Une université du Beaujolais?
Autre piste en réflexion: la création d'une université du Beaujolais. «Il existe des offres de formation assez dispersées, atomisées, constate Pascal Danger. Par exemple, plusieurs organisations professionnelles font des formations sur la technicité du vin, mais il faut aussi être formé au marketing, à la gestion d'entreprise, aux langues étrangères. Nous proposons de faire du benchmarking pour identifier s'il existe des offres redondantes, s'il est possible de réaliser des économies d'échelle, de combler des vides...» Enfin, le cluster envisage de mettre en place une mutualisation des achats: de la même façon que les entreprises ont des accords commerciaux sur la commercialisation des vins, via les coopératives, elles devraient pouvoir en passer au niveau de leurs achats. La mutualisation se pratiquant déjà pour la maintenance des balances des vendanges, pourquoi ne pas l'étendre à l'achat d'énergie, à la maintenance des systèmes d'information?
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19 entreprises ont participé à une opération collective sur le salon France Show de Londres.